Comment inciter les jeunes filles à s'orienter vers des carrières scientifiques ? En réponse à cette question, plusieurs événements sont organisés dans les lycées de la région Occitanie jusqu'à la fin mars. Parmi eux, la journée "Femmes et ingénieures, réussir en sciences et technologies" se tiendra au Lycée Déodat de Séverac à Toulouse le 23 mars.
Loïc Philippoteaux, enseignant dans cet établissement et membre de l'UPSTI (Union des Professeurs de Sciences et Techniques Industrielles), met en lumière un déséquilibre préoccupant : "Dans les classes préparatoires scientifiques, moins d'un tiers des élèves sont des filles. Dans certaines spécialités, ce chiffre tombe même en dessous de 10 %". Ce constat soulève des inquiétudes quant aux implications de cette sous-représentation.
Pour Philippoteaux, l'origine de ce phénomène réside en grande partie dans la non-mixité dès le plus jeune âge. Il souligne que ce manque de confiance pousse souvent les filles à ne pas oser s'orienter vers des filières scientifiques, privant ainsi le secteur de talents qui pourraient briller. Le professeur précise : "C'est un réel problème socio-culturel qui perdure et qui peut avoir des conséquences sur les carrières des jeunes filles." Des expert.e.s en éducation estiment que des initiatives telles que celles organisées en Occitanie sont indispensables pour inverser cette tendance et sensibiliser les jeunes filles à l'importance de leur rôle dans les sciences.
Pour appréhender ce problème de manière plus complète, il est crucial d'écouter et d'agir. De nombreuses études, comme celles de l'INSEE ou du Ministère de l'Éducation, corroborent le besoin d'une mixité dans les choix scolaires dès le plus jeune âge. En exposant les filles à des modèles féminins réussis en sciences, on peut également leur montrer qu'un avenir prometteur est à leur portée.







