L’enquête régionale réalisée par la Banque de France fournit des insights sur l'économie de Loir-et-Cher pour 2025 et au-delà.
Récemment, la Banque de France a mené une enquête auprès des entreprises de la région entre novembre et janvier. Les résultats, présentés le 9 février à la chambre de commerce et d’industrie, montrent une augmentation modeste du chiffre d'affaires dans l'industrie de 0,9 %, en dessous des prévisions de 2,6 %. Emmanuel Couraud, vice-président de l’Union des industries et des métiers de la métallurgie (UIMM) Val de Loire, souligne que certains secteurs, tels que l'automobile et la plasturgie, souffrent particulièrement. « L'agroalimentaire reste stable et la mécanique de précision pour l'aéronautique s'en sort mieux, mais les carnets de commandes devraient être plus remplis », dit-il. La fin des remboursements des Prêts garantis par l’État (PGE) pourrait inciter plus d'entreprises à se réinvestir, mais le recrutement demeure un défi percutant.
Dans le secteur des services, l’hôtellerie et l’ingénierie technique connaissent des perspectives d'investissements encourageants, notamment avec des projets de rénovation hôtelière prévus pour 2026. Sabine Ferrand, ancienne présidente de l’Umih 41, met en lumière les difficultés rencontrées par les restaurants qui doivent adapter leur modèle économique en raison de la concurrence accrue. « Bien que de nombreux établissements soient à vendre, on voit également une transmission d'entreprises depuis quelques mois, ce qui est un développement positif », ajoute-t-elle.
« Le logement neuf nous tire vers le bas »
Dans le domaine du bâtiment, Fabrice Fouquet, président de la Fédération française du bâtiment de Loir-et-Cher, indique qu'une baisse d'activité se fait ressentir depuis trois ans. « Le logement neuf nous tire vers le bas car il y a une insuffisance de constructions », précise-t-il. À l'approche des élections municipales, la fédération sollicite une évaluation des PLUi afin d'obtenir plus de prévisibilité. « Avec l'évolution de MaPrimeRénov', nous manquons de clarté pour planifier nos projets », ajoute-t-il. Malgré cela, des projets d'investissement dans le secteur privé, notamment par des entreprises du secteur animalier et hôtelier, viennent soutenir la filière.







