Bilan positif pour le PER depuis sa création
Lors d'une conférence le 3 octobre, le ministère des Finances a dévoilé que le Plan d'Épargne Retraite (PER), lancé en 2019, a cumulé des actifs évalués à 85 milliards d'euros, à la fin mars. Cela représente une augmentation d'environ 30 % en un an, dont 52 milliards exclusivement destinés aux PER individuels.
"C'est une réussite bénéfique pour nos entreprises, qui nécessitent des soutiens d'investissements à long terme pour réussir leurs transitions", a affirmé Bruno Le Maire, ministre de l'Économie.
Un produit d'épargne qui stimule l'économie
La stabilité et l'attractivité fiscale sont au cœur des préoccupations concernant le PER. D'après les données du ministère des Finances, 54 % des actifs investis financent directement des entreprises à travers des actions ou des dettes, établissant ainsi le PER comme l'instrument d'épargne qui contribue le plus à l'économie réelle.
Un intérêt croissant pour le PER parmi les Français
Face aux incertitudes concernant les retraites, un nombre croissant de Français choisissent d'investir dans le PER pour assurer un revenu supplémentaire plus tard. À la fin du premier trimestre 2023, les chiffres montrent que 85 milliards d'euros ont été alloués au plan d'épargne retraite, soulignant un certain niveau d'inquiétude sur le sujet.
Actuellement, environ 7,4 millions de Français ont opté pour le PER, surpassant largement l'objectif initial de 3,5 millions d'adhérents prévu pour fin 2022. Les encours gérés continuent de croître, ajoutant 19 milliards d'euros sur une année.
"Les récents débats sur les réformes des retraites ont incité de nombreux Français à mettre de l'argent de côté par leurs propres moyens", souligne Philippe Crevel, directeur du Cercle de l'Épargne. Une enquête récente révèle que presque trois Français sur quatre craignent un manque de revenus à la retraite.
Un public jeune qui s'engage
Le PER attire non seulement des capitaux d'autres produits d'épargne, mais il capte également l'attention d'un public plus jeune, souligne Philippe Crevel. Contrairement au Plan d'Épargne Retraite Populaire (PERP), souvent ouvert par des individus de plus de 50 ans, le PER est de plus en plus adopté par les jeunes.
"Il y a une nette augmentation des jeunes souscripteurs, entraînant ainsi un rajeunissement de l'âge moyen des adhérents au PER", observe Crevel, ajoutant que les récents développements autour des réformes des retraites et la flexibilité accrue du PER ont sans doute influencé ce succès.
Bruno Le Maire a également abordé l'avenir du PER pour les mineurs, notant qu'à partir du 1er janvier 2024, il ne sera plus possible d'ouvrir de nouveaux PER pour les mineurs ni de verser sur ceux déjà existants.







