Une réunion s'organise ce mercredi 11 février à 18h30 à la maison des syndicats du Clou Bouchet, où des résidents touchés par une sévère infestation de cafards viendront porter leurs témoignages. Environ 1.400 familles sont particulièrement impactées par cette situation critique, qui perdure depuis des années malgré les interventions de désinsectisation réalisées par leur bailleur, Deux-Sèvres Habitat.
Des locataires, regroupés au sein du Collectif Citoyen de Locataires Niortais (CCLN), signalent que cette invasion a une incidence sérieuse sur leur quotidien. Elodie, l'une des porte-parole du collectif, décrit les difficultés vécues : "Il y a une lassitude et une colère grandissante. Certaines personnes vivent avec ce problème depuis plus de dix ans, et chaque intervention échoue. Les cafards pénètrent dans les conduits électriques et sanitaires, infestent les appareils électroménagers, et nous contraignent à jeter nos meubles." Cette situation génère également des préoccupations sanitaires notables, notamment pour les familles avec enfants.
Obtenir des solutions de relogement pour les cas les plus graves
Les locataires font face non seulement à la présence incessante des cafards, mais aussi aux complications causées par les opérations de désinsectisation. En effet, ces dernières nécessitent souvent que les familles quittent leur logement temporairement, rendant la situation encore plus pénible. "À chaque fois, il faut tout nettoyer après, c'est épuisant, surtout avec des jeunes enfants," explique Elodie.
Pour remédier à cette situation, les résidents demandent des solutions de relogement pour les cas les plus graves dès que les traitements sont en cours, notamment durant les périodes scolaires.
Porter l'affaire en justice?
Au-delà des cafards, d'autres nuisibles apparaissent également dans certains logements, comme les rats et les punaises de lit. Les témoignages affluent de la part des locataires de Thouars et Poitiers. Le collectif envisage d’envoyer un courrier formel à Deux-Sèvres Habitat pour faire pression sur cette problématique, et envisagent même un recours en justice. "Cela fait trois ans que ces désinfections sont mises en place sans résultat tangible. Le bailleur a investi des sommes importantes, mais rien ne change. Nous exigeons des logements sains et dignes de ce nom", conclut-elle, en appelant à une mobilisation collective lors de la réunion.







