L'Institut du monde arabe se prépare à un changement majeur. La réunion du conseil d'administration prévue en début de semaine prochaine ouvrira la voie à la désignation d'un successeur à Jack Lang, qui a démissionné suite à l'ouverture d'une enquête sur ses relations avec Jeffrey Epstein, selon des sources relayées par l'AFP.
Comme l'a précisé Jean-Noël Barrot, ministre de la Culture, « le conseil se tiendra lundi, permettant ainsi de désigner un nouveau président. » Il a également laissé entendre que cette réunion pourrait finalement se dérouler le mardi.
Lors de cette session, le conseil pourra choisir un président intérimaire jusqu'à la fin d'année ou élire un candidat au mandat prolongé de trois ans. Le choix final sera entériné par un vote du conseil d'administration, bien que la nomination soit en théorie effectuée par le président de la République.
L'Institut, qui a été fondé en 1980, est un lieu de collaboration entre la France et 22 pays arabes. Son conseil d'administration est composé de douze membres, six représentants de chaque côté. Du côté français, on retrouve des hauts fonctionnaires et des personnalités politiques, tandis que les membres arabes sont souvent des ambassadeurs en poste à Paris, leur mandat variant selon leur situation.
Parmi les potentiels successeurs de Jack Lang, on évoque l'ancien ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, ainsi que les ex-ministres de la Culture Rima Abdul Malak et Audrey Azoulay. Cependant, l'entourage de Jean-Yves Le Drian a indiqué qu'il ne souhaitait pas briguer ce poste, préférant se concentrer sur ses missions actuelles pour le Liban.
Jack Lang, personnalité emblématique du Parti socialiste et au centre de nombreuses initiatives culturelles, a occupé la présidence de l'IMA depuis 2013. Sa démission fait suite à des révélations troublantes concernant ses liens avec Jeffrey Epstein, qui apparaissent notamment dans des documents révélés fin janvier, où son nom est mentionné à 673 reprises.
Le parquet national financier enquête actuellement sur des allégations de blanchiment de fraude fiscale contre lui et sa fille, Caroline Lang. Après avoir initialement refusé de quitter ses fonctions, Jack Lang a pris la décision de démissionner, illustrant l'impact de ces nouvelles investigations sur sa carrière.







