Depuis plus de trois ans, le projet de méthanisation sur la commune de Mondragon suscite de vives discussions. Produit par l'entreprise MéthAlcyon, il reste toutefois sans permis de construire à ce jour. Prévue pour ce jeudi 12 février à 18 heures, une réunion sur cette question cruciale regroupera des candidats aux élections municipales, piquant la curiosité des habitants.
Les membres de l'association Aménager sans nuire Portes de Provence sont particulièrement mobilisés contre l'implantation d'une usine sur quatre hectares, entre Mornas et Mondragon. Ils invitent les candidats à se positionner clairement sur ce dossier épineux.
Des nuisances qui inquiètent
Le méthaniseur a pour objectif de transformer des déchets organiques en et de produire de l'énergie verte. Cependant, certains riverains, comme Jean-Paul Deroubaix, craignent pour l'odorat et la valeur de leurs biens. "Je vais perdre la moitié sinon les trois quarts de la valeur de ma maison", déplore-t-il, conscient que les odeurs pourraient ternir les mariages qu'il organise.
Cindy Coq, agricultrice et l'un des porte-paroles du projet, cherche à rassurer. "Nous avons des contraintes et de nombreuses solutions ont été mises en place pour limiter les nuisances", affirme-t-elle. Cofondatrice de la société, elle souligne que les craintes de la population sont entendues mais insiste sur la nécessité de ce type de projet pour l'avenir.
Des candidats pour ou contre ?
La réunion de ce jeudi sera l'occasion pour les candidats de clarifier leur position. Jean-Paul Deroubaix, désillusionné par l'indécision de certains, déclare : "Le rôle d'un politique, c'est de prendre des décisions". À Mornas, deux des trois candidats ne seront pas présents. Gilles Favalier, en raison de liens familiaux avec un porteur de projet, se déportera "par loyauté envers les mornassiens". Julien Dittman, du Rassemblement National, évoque un "manque d'expertise" et se prononce plutôt contre le projet.
La maire sortante, Katy Ricard, présente à la réunion, s'oppose fermement au projet. À Mondragon, Denis Maucci, ancien président de l'association contre le méthaniseur, et Benoît Sanchez qui adopte une position neutre, illustrent la diversité des opinions au sein de cette élection locale. Le résultat des discussions pourrait façonner l'avenir énergétique et environnemental de la région.







