« Il est temps de changer à Montargis », affirme Bruno Nottin, ancien candidat du Parti Communiste et aujourd'hui sans étiquette. Il critique la gestion actuelle du maire Benoit Digeon qui, selon lui, néglige les réels besoins des habitants tels que l'accès aux soins et la formation, plaidant pour l'ouverture d'un IUT (Institut universitaire de technologie).
Dalip Véhapi du PS et des écologistes évoque une autre dimension souvent oubliée : les quartiers prioritaires. Dans des zones comme Chautemps et Le Plateau Kennedy, il déplore l'oubli de 2 500 jeunes par la municipalité.
Parallèlement, Olivier Masson, leader des citoyens du Montargois, critique la gestion de la caserne Gudin, accusant le maire de l'avoir « bradée lors d'une vente à la découpe ». Il cherche à stopper plusieurs de ses projets, dénonçant un manque de respect pour le patrimoine local.
En parallèle, le sujet de la sécurité continue d'inquiéter. Come Dunis, candidat du Rassemblement National, avance un besoin d'augmenter le nombre de policiers municipaux de 15 à 20. Il prévoit ainsi une approche plus répressive.
Les priorités en matière de sécurité et d'emploi
À l'opposé, la candidate de Lutte Ouvrière, Dominique Clergue, argue que l'emploi doit passer en priorité. Selon elle, « le chômage et la misère sont les véritables sources de violence ». Pendant ce temps, Benoit Digeon (LR) se positionne sur l'emploi comme un axe principal, misant sur sa place de vice-président de l'agglomération et promettant de nouveaux projets.
Cependant, il doit également naviguer à travers une situation financière compliquée, la ville affichant un endettement supérieur à la moyenne de ses pairs. Digeon assure qu'il ne prévoira pas d'augmentation de la fiscalité locale, un sujet sensible parmi les électeurs.
Enfin, un incident concernant l’un des colistiers d'Olivier Masson a éclaté récemment, avec Mohamed Ziri condamné à cinq ans d'inéligibilité pour des violences. Ce contexte tendu autour de la sécurité reste un sujet principal, surtout après les émeutes de 2023, bien que les stigmates ne soient plus visibles. Les habitants continuent de s'interroger sur l'efficacité des politiques publiques dans leur quotidien.







