Après deux décennies de pause, le don de sang pourrait bientôt reprendre en Guyane. Le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) a donné son accord en juillet 2025 pour relancer la collecte de sang, en dépit des complications liées aux risques infectieux.
Depuis 20 ans, les citoyens guyanais n'avaient pas la possibilité d'effectuer un don de sang. Toutefois, après un avis favorable du HCSP, des études de faisabilité sont en cours pour permettre à nouveau cette démarche essentielle.
Le ministère de la Santé a fait pression à maintes reprises pour rétablir cette pratique, freinée principalement par des craintes liées à des maladies infectieuses telles que le VIH, la dengue, le chikungunya ou la maladie de Chagas. Cependant, les avancées récentes dans les techniques de dépistage ont permis d'estimer que les « risques infectieux sont désormais maîtrisables ».
Loïc Epelboin, infectiologue à l’Unité des maladies infectieuses et tropicales (Umit) du CHU de Guyane, souligne : « La maladie de Chagas est toujours présente, mais sa prévalence est très faible. La majorité des personnes vivant avec le VIH sont sous traitement et ont une charge virale indétectable. » Pour que le don de sang devienne une réalité, le HCSP impose la mise en place de dépistages renforcés, notamment pour le paludisme.
En parallèle, cette initiative pourrait également enrayer le besoin croissant en transfusions sanguines dans le pays. Le relèvement des interdictions antérieures suscite un réel espoir pour de nombreux patients en attente de traitements.
Comme le rapportait Ouest-France, cette relance est perçue comme un pas en avant vers une amélioration des soins de santé en Guyane, renforçant ainsi les infrastructures et la solidarité locale. Il reste à suivre l'évolution de ces études et les engagements du gouvernement pour rendre cette initiative possible.







