Ce lundi matin sur le marché de Bricquebec-en-Cotentin, une atmosphère d'inquiétude flottait parmi les consommateurs et les commerçants ambulants. Alors que les prix du gazole atteignent des sommets, les petits entrepreneurs réalisent l'ampleur des conséquences potentielles pour leurs activités.
Dans la commune, les stations-service indiquent un prix de 1,99 €/litre pour le gasoil, avec des fluctuations semblant indiquer que le seuil psychologique de 2 € est tout proche. "Pourquoi afficher 1,99 alors qu'en réalité, c'est bien 2 € le litre ?" s'interroge Julien, un habitant, tandis qu'un autre automobiliste ajoute avec perplexité : "Pourquoi cette hausse dès le début du conflit ?"
Certains, comme Jean-Claude, adoptent une approche plus résignée, affirmant : "On s'habitue à ces variations incessantes. Il faut vivre avec."
Les commerçants ambulants s'inquiètent particulièrement de cette situation. Un fromager utilisant cinq camions pour couvrir les marchés de la région révèle qu'il consomme environ 1 300 litres de carburant par semaine. "J'ai des doutes sur la durée de cette hausse et sur les répercussions que cela aura sur mon activité," confie-t-il. De même, Julien Collet, un rémouleur parcourant cinq marchés chaque semaine, témoigne de sa préoccupation : "Je ne peux pas me permettre d'augmenter mes prix. Je vais devoir optimiser mes trajets et potentiellement réduire mes déplacements pour ne pas pénaliser mes clients."
On ne veut pas augmenter nos prix sur le marché
Face à la montée des coûts, de nombreux commerçants préfèrent ne pas augmenter leurs prix. Elise, qui propose des fruits et légumes bio, déclare : "Nous réduisons nos marges pour l'instant, mais cela pourrait changer si les coûts des matières premières continuent d'augmenter."
En parallèle, la question de la fidélité des clients s'impose dans les discussions. Les commerçants craignent un désengagement des consommateurs, surtout si les prix du carburant restent élevés. Ils redoutent aussi un impact sur la fréquentation touristique prévue pour les vacances de Pâques, ajoutant une pression supplémentaire à leur activité.
Alors que la situation évolue, les petits commerçants ambulants espèrent des solutions durables pour contrer cette inflation et maintenir leur clientèle fidèlement. Leurs voix, reflétant un véritable miroir des préoccupations économiques actuelles, méritent d'être entendues.







