Les prix des carburants et des engrais en France subissent une nette augmentation en raison des tensions au Moyen-Orient, résultant en grande partie de la guerre déclenchée en Iran depuis le 28 février. Ce jeudi, les ministres de l'Énergie et de l'Agriculture se retrouvent à Bercy avec des représentants agricoles pour discuter de ces enjeux critiques.
Depuis le début du conflit, le prix du gazole non routier (GNR), essentiel pour les agriculteurs, a grimpé de 1,28 euro à 1,71 euro par litre. Les engrais, quant à eux, sont passés de 450 euros à plus de 510 euros la tonne, comme l'a précisé la ministre de l'Agriculture, Annie Genevard.
« Des hausses trop rapides et brutales qui ne reflètent pas les prix du marché »
Ces hausses ne font qu'aggraver des conditions déjà difficiles pour de nombreux secteurs, en particulier les grandes cultures. "Il est important de souligner que la France ne fait pas face à un problème d'approvisionnement en GNR. Ces hausses injustifiées nuisent à notre sécurité alimentaire et à nos agriculteurs. Un effort collectif est essentiel pour protéger les intérêts agricoles de notre pays", a affirmé Annie Genevard.
Lors de cette rencontre, les représentants syndicaux tels que la FNSEA, Jeunes Agriculteurs et Coordination rurale participeront aux discussions, aux côtés des acteurs de l'industrie comme l'Afcome, France Fertilisants, et des représentants des carburants, incluant TotalEnergies, pour aborder ces enjeux cruciaux, a précisé le ministère de l'Économie.







