L'éruption du piton de la Fournaise, qui dure depuis un mois, a provoqué des coulées de lave qui ont interrompu la circulation sur une route nationale cruciale, un événement inédit en près de deux décennies. Selon la préfecture de La Réunion, la première coulée a envahi la RN2 à huit heures, s'étendant sur 15 mètres et atteignant 1,5 mètre de hauteur. Une seconde coulée a coupé la route à 9h27, à seulement 670 mètres de l'océan, comme l'a rapporté l'Observatoire volcanologique du piton de la Fournaise (OVPF).
Cette situation crée un obstacle majeur pour les trajets entre Saint-Philippe, au sud, et Sainte-Rose, à l'est. Les habitants de ces deux communes, séparées par 32 km, n'ont d'autre choix que de faire un détour complet autour de l'île, allongeant leur temps de trajet de 30 minutes à 2h30. Les autorités avaient anticipé cette évolution, fermant la portion concernée de la RN2, surnommée « Routes des laves », dès jeudi après-midi.
Heureusement, la coulée de lave ne menace aucune zone habitée, mais elle attire néanmoins de nombreux curieux, tant locaux que touristes. Depuis 1977, la lave a traversé la RN2 à sept occasions, dont la célèbre éruption de 1977 qui avait vu une coulée s'arrêter aux portes de l'église de Sainte-Rose, désormais connue sous le nom de Notre-Dame des Laves, un lieu emblématique pour les visiteurs.
Cette éruption a débuté le 13 février, marquant déjà le second événement volcanique de l'année. Le piton de la Fournaise, connu pour son activité fréquente, continue d'attirer les regards des habitants et des scientifiques qui étudient ces phénomènes naturels impressionnants.







