La liste Concarneau citoyenne et participative, menée par Thomas Le Bon, qui a dominé le premier tour avec 32,14 % des voix, a annoncé une fusion stratégique avec celle de Gilbert Le Bris, ancien maire PS, arrivé quatrième avec 18,43 %. Dans un communiqué commun, les deux partis ont exprimé leur volonté de présenter une alternative unie à la majorité sortante.
L'union des forces de gauche
Cette collaboration témoigne d'un tournant dans le paysage politique local. Thomas Le Bon, 41 ans, ancien membre de la France Insoumise, a su capter les aspirations des électeurs souhaitant un renouvellement politique. Gilbert Le Bris, bien qu'ayant perdu du terrain, a accepté de jouer un rôle clé dans cette campagne en se plaçant en troisième position sur la liste commune. Ce choix a suscité des réactions dans la ville close, certains voyant en cette alliance une chance de revitaliser la gauche à Concarneau.
Pour Léa Laurent, spécialiste en sociologie politique à l'Université de Bretagne, cette union pourrait transformer le rapport de force. « La dynamique de fusion entre ces listes de gauche est essentielle pour mobiliser les électeurs qui craignent le retour à une politique stagnante », affirme-t-elle. Les ralliements à gauche s'accompagnent également d'une volonté de faire entendre davantage les voix des jeunes et des citoyens.
Une réponse à la montée de la droite
À droite, l'ancien maire André Fidelin s'est classé troisième avec 19,28 %, tandis que son jeune rival Quentin Le Gaillard, seulement 29 ans, a reçu le soutien du président du Finistère, Maël de Calan. Ce soutien de poids pourrait renforcer la candidature de Le Gaillard, qui tente de surfer sur la vague du changement.
Les partisans de Concarneau citoyenne et participative reprennent leur campagne avec des distributions de tracts près des marchés locaux. Une réunion publique, organisée avec les socialistes, est prévue le 18 mars. Tandis que le candidat de droite, Quentin Le Gaillard, prévoit quant à lui un meeting le 19 mars.
Selon les observateurs politiques, l'enjeu du second tour est de taille, car les électeurs cherchent des solutions concrètes face à des enjeux de société pressants. La mobilisation sera cruciale pour chaque camp afin de transformer les bonnes intentions en voix lors du scrutin final.







