Une enquête récente de l'Insee, publiée le 14 mai, met en lumière le paysage des placements financiers des Français en 2024. En effet, 90,5 % des ménages disposent d'un patrimoine financier, soulignant une tendance à la hausse par rapport aux années précédentes.
Le livret A, champion des épargnants
Au début de l'année 2024, 78,1 % des ménages avaient recours au livret A, un produit d'épargne emblématique. Avec sa sécurité, sa disponibilité immédiate et son accessibilité pour les mineurs via leurs parents, le livret A s'impose comme le choix préféré des Français. Bien que son taux d'intérêt soit fixé à 2,4 % depuis le début de l'année, ce qui n'est pas forcément compétitif par rapport à d'autres produits, ses atouts font qu'il demeure le leader incontesté de l'épargne.
L'assurance vie, un pilier incontournable
Depuis deux décennies, l'assurance vie a su s'imposer comme un choix prisé par 41,7 % des ménages en début 2024, un chiffre qui a augmenté de 15,8 points par rapport à 2004. Ce type d'épargne est devenu le refuge préféré des Français, surpassant l'épargne logement, qui a connu une baisse de 14 % depuis 2004. Les avantages fiscaux liés à l'assurance vie, notamment lors des transmissions, en font un outil de gestion de patrimoine très prisé. Fin 2024, les sommes placées par les Français en assurance vie avoisinaient les 1989 milliards d'euros.
Des livrets d’épargne diversifiés et populaires
Le livret de développement durable et solidaire (LDDS), avec un taux d'intérêt comparable au livret A, représente également un choix de premier plan pour les épargnants. Limitée à 12 000 euros, cette épargne permet l'engagement dans des projets d'économie sociale et solidaire, et connaît une popularité croissante. Ajoutons à cela le livret d'épargne populaire (LEP), qui a vu sa détention grimper de 5,1 points depuis 2021, grâce à son rendement attractif, supérieur à l'inflation.
En revanche, les livrets fiscalisés connaissent un désintérêt marqué, avec seulement 7,5 % des ménages qui en possèdent un. Les discussions au sein de l'Assemblée nationale pointent du doigt la faible utilisation du livret d'épargne populaire, en dépit de la forte éligibilité de la population. Le corapporteur François Jolivet a ainsi souligné que près de 40 % des Français éligibles à ce livret ne l'ont pas, bien qu'ils possèdent un livret A.







