Des études récentes confirment que le sucre, déjà connu pour ses effets néfastes sur la santé, pourrait également réduire notre espérance de vie. Une enquête menée par l'University College London met en lumière cette problématique alarmante.
Les recherches ont été conduites sur un groupe de mouches. Ces scientifiques ont observé deux groupes de mouches femelles durant trois semaines : le premier groupe avait un régime équilibré comprenant seulement 5 % de sucres, tandis que l'autre groupe était soumis à un apport caloriques composé à 40 % de glucides, soit huit fois plus de sucre.
Les résultats sont frappants. Les mouches soumises à un régime sursaturé en sucre vivaient en moyenne 7 % moins longtemps que celles qui avaient bénéficié d'un apport modéré. Concrètement, alors que les mouches du groupe équilibré vivaient environ 90 jours, celles de l'autre groupe ne dépassaient pas 84 jours.
Le coupable : le gène FOXO
Ce phénomène de réduction de la longévité est en grande partie lié à des facteurs génétiques. Les chercheurs ont noté que l'excès de sucre inhibe l'expression d'un gène crucial, le gène FOXO, connu pour jouer un rôle déterminant dans la longévité, non seulement chez les mouches, mais également chez d'autres espèces, y compris l'homme.
« Bien que nous ne puissions pas établir de lien direct avec les humains pour le moment, indique le Dr. Adam Dobson, co-auteur de l'étude publiée dans Cell Reports, il est évident que l'excès de sucre est lié à des effets de vieillissement prématuré sur les cellules, ce qui soulève des inquiétudes quant à notre propre espérance de vie. »
Ces conclusions incitent à réfléchir sérieusement à notre consommation de sucre et à diminuer les produits sucrés dans nos placards pour débuter l'année sur de bonnes bases.
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