Sans entrer dans une critique frontale de TotalEnergies, la présidente du Rassemblement National estime qu'une taxation des surprofits pourrait s'imposer si les efforts actuels de l'entreprise ne suffisent pas à alléger la pression sur les prix des carburants.
En pleine flambée des prix de l'essence, le sujet des bénéfices des géants pétroliers revient au cœur de l'actualité. Lors d'une intervention dans l'Yonne, lors de la foire de Sens, Le Pen a déclaré, selon des rapports de BFM TV, que des mesures fiscales seraient nécessaires si le plafonnement des prix ne parvient pas à protéger le pouvoir d'achat des ménages français. "Je souhaite que cet effort de Total soit bénéfique au pouvoir d’achat des Français. Nous ferons les comptes plus tard", a-t-elle affirmé.
Un "champion national" sous pression
Marine Le Pen a tenu à préciser qu'elle ne souhaitait pas stigmatiser l'entreprise, qu'elle qualifie de "champion national" dont les succès doivent être célébrés. Néanmoins, elle a rappelé que le bénéfice net de TotalEnergies avait augmenté de 51 % au premier trimestre, soutenu par l'augmentation des prix du pétrole provoquée par les tensions au Moyen-Orient.
Cette position n'est pas unanime au sein du Rassemblement national. Jordan Bardella, président du parti, a exprimé des réserves, considérant que la taxation des surprofits n’est "pas une priorité". Cette divergence illustre les tensions internes au sein du mouvement sur la stratégie économique à adopter.







