Le projet de loi de finances 2025, qui incluait une augmentation de la taxe de solidarité sur les billets d’avion (TSBA), a été interrompu suite à la chute du gouvernement Barnier. Par conséquent, les compagnies aériennes sont appelées à procéder aux remboursements de cette taxe aux clients.
La disparition de ce projet signifie que la hausse de la TSBA, surnommée taxe Chirac, n’entrera pas en vigueur. Annoncée en octobre 2025, cette taxe aurait affecté tous les vols au départ de la France, comme souligné par Le Parisien. Elle devait s’appliquer pour tous les voyages engagés après le 1er janvier 2025.
Suite à l’annonce des changements, plusieurs compagnies ont procédé à l’augmentation immédiate de la TSBA. Parmi celles-ci figurent Air France, Air Caraïbes, French Bee, Corsair et Fly Emirates.
Une taxe qui pèse lourd
Cette hausse significative aurait concerné tous les voyages effectués à compter du 1er janvier 2025, y compris pour les billets déjà achetés. Air France-KLM a, par exemple, précisé que toute taxe non collectée représenterait une perte considérable, pouvant atteindre plusieurs dizaines de millions d'euros pour la compagnie.
Pour les passagers, la charge aurait été conséquente. Pour les vols domestiques ou en Europe, la taxe passait de 2,63 à 9,50 euros en classe Économie et de 20,27 à 30 euros en classe Affaires. Les vols de moins de 5 500 km voyaient la taxe augmenter de 7,51 à 15 euros en Éco et de 63,07 à 80 euros en Affaires, tandis que pour les vols supérieurs à 5 500 km, elle passait respectivement de 7,51 à 40 euros et de 63,07 à 120 euros.
Remboursements prévus
À ce jour, l'augmentation de la taxe n'est pas définitivement adoptée. Air France a assuré que, en cas de modification du barème ou d'abandon de l'amendement, les compagnies procéderaient à une régularisation afin que le montant collecté soit ajusté. Cette approche est partagée par de nombreuses compagnies, qui se montrent confiantes dans leur capacité à reverser ces fonds à leurs clients.
Un porte-parole a confirmé cette procédure au Parisien, affirmant que ces pratiques sont habituelles pour les transporteurs aérien, facilitant ainsi le processus de remboursement automatique.







