Une étude récente, sponsorisée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), remet en question l'idée selon laquelle il faut absolument éviter tous les aliments ultra-transformés. Bien que leur consommation devrait être limitée, il est désormais reconnu que certains d'entre eux peuvent offrir des bienfaits nutritionnels.
Alors que les aliments frais laissent de plus en plus de place aux aliments ultra-transformés dans nos assiettes, des questions se posent sur les répercussions à long terme sur notre santé. Une recentre étude, dirigée par Heinz Freisling du CIRC, a identifié deux aliments, connus pour leur effet positif sur la santé : le pain et les céréales complètes. Ces aliments, riches en fibres, peuvent contribuer à diminuer le risque de maladies sévères.
Les aliments frais, toujours la priorité
Il est important de préciser que cette recherche, qui a suivi une cohorte de 266 666 individus dans sept pays européens sur une période de 11 ans, ne fait pas l'apologie des aliments ultra-transformés en général. Les auteurs soulignent qu'il demeure essentiel de réduire la consommation de ces produits en faveur d'options moins transformées, ce qui pourrait s'avérer bénéfique pour prévenir le cancer et les maladies chroniques.
Les résultats de l'étude mentionnent également que des produits comme les boissons artificiellement sucrées, certaines sauces d'origine animale, et les pâtes à tartiner sont liés à un risque accru de morbidité chronique et de multimorbidité, c'est-à-dire la coexistence de plusieurs maladies chroniques telles que le cancer, les maladies cardiovasculaires ou le diabète de type 2.
Source : Consumption of ultra-processed foods and risk of multimorbidity of cancer and cardiometabolic diseases: a multinational cohort study, The Lancet, novembre 2023







