Le magazine a passé au crible les certifications mentionnées sur 27 tablettes du commerce dans son édition d'octobre.
Connaissez-vous le véritable impact environnemental d'une tablette de chocolat ? De sa culture à sa transformation, chaque étape génère des émissions de gaz à effet de serre. Selon Agribalyse, chaque kilogramme de chocolat produit équivaut à 17,11 kg de CO2. De plus, la question des conditions de travail est alarmante : de nombreux enfants continuent à travailler dans les plantations de cacao, principalement en Afrique de l'Ouest, comme le soulignent diverses ONG. Face à ce constat, le magazine 60 millions de consommateurs a voulu mettre en lumière les certifications et les origines des tablettes disponibles dans le commerce, à travers un banc d'essai publié dans leur dernier numéro.
Une analyse approfondie des tablettes
Les journalistes ont analysé 35 références de chocolat noir, au lait et enrichies en noisettes. Ils ont découvert que seulement 8 tablettes n'affichaient aucune action ou label visant à réduire l'impact écologique et social du cacao.
Des labels engagés pour un revenu juste
Les labels de commerce équitable, tels que Fairtrade-Max Havelaar, sont spécifiques et garantissent une rémunération équitable aux producteurs. On les retrouve sur des tablettes comme le chocolat au lait extra-fin de Monoprix et le chocolat noir Alter Eco à 70 %. Ces labels s'engagent également à verser des primes aux producteurs, gravement affectés par la hausse des coûts de production.
Une problématique de déforestation à résoudre
En ce qui concerne l'impact environnemental, le constat est plus mitigé. Le magazine souligne que certaines pratiques de durabilité, qui semblent augmenter la production, ne respectent pas toujours les critères écologiques. Ils mettent en avant la déforestation vue dans les pays producteurs de cacao, en particulier en Afrique de l'Ouest, causée par une surconsommation.
Quid de la composition nutritionnelle ?
Du point de vue nutritionnel, toutes les références ont obtenu un Nutri-Score variant de D à E. Cela s’explique par la composition riche en graisse, en sucre, et pauvre en fibres et protéines. Une note positive est accordée à la réduction des additifs, avec un seul émulsifiant (lécithine) présent dans la majorité des tablettes.
Guillaume Lescuyer, expert de la filière cacao au Cirad, appelle à rester prudent vis-à-vis des labels comme Rainforest Alliance, qui, bien que favorables à des pratiques respectueuses, ne garantissent pas l'absence de déforestation. En revanche, l'Europe prévoit de mettre en place un cadre de "zéro déforestation" pour les importations d'ici deux ans.
Un vaste espace d'amélioration concernant l'origine
L'une des principales préoccupations soulevées par l'étude est l'origine du cacao et des noisettes utilisées dans de nombreuses tablettes. Beaucoup de produits affichent des informations floues, rendant difficile le suivi du parcours des ingrédients. Toutefois, certains labels tels que SPP et Bio Partenaire (Carrefour Bio) garantissent une production sans herbicides, offrant ainsi une meilleure traçabilité et qualité au consommateur.







