Lorsqu'un couple choisit de se pacser, il s'engage à respecter un ensemble de règles et de responsabilités, tant au niveau personnel que financier. Chaque partenaire doit apporter son soutien mutuel, y compris sur le plan économique, en fonction de ses capacités. Toutefois, le cadre financier peut varier en fonction du régime choisi dans leur convention de Pacs. Explorons les différentes conséquences financières qui en découlent.
Choisir le bon régime pour gérer l'argent du couple
Depuis le 1er janvier 2007, le régime par défaut pour les couples pacsés est celui de la séparation des biens. Cela signifie que chaque partenaire reste propriétaire des biens acquis avant le Pacs, ainsi que de ceux obtenus pendant, à moins qu'ils ne soient spécifiquement déclarés dans une convention d'indivision.
Séparation des biens : un choix par défaut
Dans le cadre de la séparation des biens, chaque partenaire conserve la pleine propriété de ses biens propres et des revenus qu'il génère. Cela inclut :
- Les biens détenus avant le Pacs.
- Les acquisitions effectuées durant le Pacs, à condition qu'elles soient acquises individuellement.
- Les revenus perçus tels que salaires et loyers.
Les partenaires peuvent également faire des acquisitions conjointes, devenant copropriétaires selon leur contribution au coût.
Indivision : une propriété commune
Si les partenaires optent pour le régime de l'indivision, tous les biens acquis durant leur vie commune sont considérés comme appartenant à parts égales, peu importe qui les a achetés. Toutefois, certains biens restent exempts d'indivision :
- Les biens personnels (ex : vêtements, bijoux).
- Les créations ou acquisitions faites par un partenaire durant le Pacs.
- Les biens reçus par donation ou héritage.
- Les épargnes générées par chacun.
Chaque partenaire garde donc la liberté de gérer ses revenus, même sous ce régime.
Solidarité et dettes : les obligations des partenaires
Le Pacs implique également des obligations, notamment d'entraide financière. Concernant les dettes, celles contractées avant ou pendant le Pacs restent personnelles, sauf si les partenaires choisissent conjointement l'indivision. Ainsi :
Si l'un des partenaires fait face à des dettes, qu'elles soient liées à des dépenses non communes, seul celui-ci est responsable, sauf si un co-emprunt est formulé.
Dettes liées à la vie quotidienne
Pour les dépenses courantes, telles que l'alimentation ou les nécessités familiales, les partenaires sont considérés comme solidaires. Toutefois, il existe des exceptions pour les dettes exorbitantes par rapport à leurs revenus ou pour les achats inutiles.
Enfin, pour une meilleure gestion, les partenaires peuvent ouvrir un compte commun, en sachant que chacun est responsable financièrement des découverts qui peuvent survenir.
Éléments fiscaux : déclaration et droits de succession
Tout comme les couples mariés, les partenaires pacsés partagent un foyer fiscal, ce qui leur permet d'avoir une imposition commune. Ils bénéficient d'un quotient familial avantageux, réduisant ainsi leur impôt sur le revenu.
Il est important de noter que les partenaires doivent remplir une déclaration unique, sauf dans certaines situations spécifiques, telles qu'une séparation ou un abandon du domicile. En outre, ils partagent également une responsabilité solidaire concernant les dettes fiscales.
Droits de succession : des avantages à connaître
En cas de décès d'un partenaire, le survivant peut être exonéré de droits de succession, à condition que cela soit stipulé dans un testament. Toutefois, un partenaire pacsé n'est pas reconnu comme héritier par la loi.
Dans le contexte de donations, les partenaires pacsés bénéficient d'un abattement comparable à celui des couples mariés, s'appliquant sur les montants reçus.







