Depuis quelques années, la consommation de nouilles instantanées ne cesse d’augmenter. Mais qu'est-ce qui les rend si captivantes ?
Ces nouilles déshydratées, déjà assaisonnées, offrent une promesse alléchante : prêtes en seulement 3 minutes. Il suffit de verser de l'eau bouillante dans un bol et d'attendre que la magie opère. Quelques minutes plus tard, les nouilles flottent dans un bouillon savoureux, irrésistible au goût. Les statistiques sont révélatrices : plus de 100 milliards de nouilles instantanées sont consommées chaque année dans le monde, selon la RTS (Radio Télévision Suisse). Mais quel est l'attrait derrière ce phénomène ? Au-delà de leur simplicité, ces nouilles disposent d'un ingrédient secret qui les rend rapidement addictives.
Une invention japonaise savoureuse
À la surprise générale, les nouilles instantanées ne sont pas d'origine chinoise. Leur création revient à Momofuku Andō à la fin des années 50, comme l'explique Kenji Steiner, le gérant de Doki Doki, un restaurant de ramen à Lausanne. Les nouilles de Nissin, l'entreprise fondée par Andō, sont désormais savourées dans le monde entier. Ce succès réside également dans un goût particulier, connu des Japonais : l'umami. Considérée comme la cinquième saveur, l'umami a été identifiée en 1909 par le chimiste Kikunae Ikeda, qui a isolé le glutamate, la substance responsable de cette saveur. Ce dernier se retrouve naturellement dans certains aliments comme les tomates séchées ou le parmesan, mais il est aujourd'hui souvent fabriqué chimiquement sous forme de cristaux.
Le glutamate : un ingrédient incontournable
Le glutamate se cache généralement sous différentes appellations dans la composition des nouilles instantanées : MSG, E621, extrait de levure, et bien plus. Les fabricants adoptent ces noms pour éviter de faire fuir les consommateurs. En effet, bien que le glutamate puisse avoir des effets secondaires à des doses élevées, son utilisation en modération ne présente pas de risques pour la santé. Selon les recommandations des autorités sanitaires, il est conseillé de ne pas dépasser 30 mg de glutamate par kilogramme de poids corporel par jour, une quantité bien supérieure à celle consommée par un adulte moyen en Suisse. Le principal risque ? Devenir accro aux plats savoureux enrichis en glutamate.







