À Collonges-et-Premières (Côte-d'Or), une infirmière de 54 ans doit rembourser près de 8 000 euros de pension après avoir pris sa retraite le 31 décembre 2014, effective au 1er janvier 2015. Malheureusement, elle a réalisé qu'une réforme sur le cumul emploi-retraite avait pris effet ce même jour.
un changement de législation inattendu
"Après 21 ans de service et trois enfants, j'ai choisi de prendre ma retraite. À l'époque, il était possible de le faire après 15 ans de service et d'exercer une autre activité", explique l'infirmière au quotidien régional Le Bien Public. Cependant, dix ans plus tard, elle découvre qu'elle n'avait pas le droit de cumuler emploi et retraite, car la législation a changé. Depuis le 1er janvier 2015, si les revenus dépassent 10 000 euros, le cumul est prohibé, et elle affirme ne pas avoir été informée de cette nouvelle règle au moment de son départ.
une facture de près de 8 000 euros
En 2023, la Caisse nationale des retraites des agents des collectivités locales (CNRACL) lui réclame environ 7 000 euros de trop-perçu, un montant qui atteint 7 996,32 euros en octobre 2024. Cette somme, précise Le Bien Public, ne concerne que l'année 2023. L'organisme a clairement indiqué que si l'infirmière avait demandé sa pension avant le 1er janvier 2015, elle n'aurait pas été soumise aux nouvelles règles sur le cumul. Actuellement, elle a contacté la présidence de la République, qui a transmis son dossier au ministère du Travail, dans l'espoir de trouver une solution à cette situation préjudiciable.







