Selon le dernier rapport de la Direction des statistiques (Drees), de plus en plus de retraités modestes du minimum vieillesse, connu sous le nom d'Allocation spécifique aux personnes âgées (ASPA). Cela leur permet d'atteindre un niveau de ressources minimum, bien en dessous du seuil de pauvreté.
Une hausse significative des bénéficiaires
Pour l'année 2023, le recours à cette aide a crû de 4,6 % par rapport à 2022, atteignant un total de 723 020 personnes. Cette tendance se confirme depuis 2018. Notamment, les bénéficiaires issus de la mutualité sociale agricole (MSA) ont connu une augmentation encore plus marquée de 9,4 % en raison de pensions de retraite nettement inférieures à la moyenne.
Conditions d'obtention et profil des bénéficiaires
L'Aspa, bien qu'elle ne soit pas une pension de retraite à proprement parler, permet de compléter les faibles ressources des retraités. Sont éligibles les personnes âgées de 65 ans et plus, ou dès 62 ans en cas d'invalidité, ayant liquidé toutes leurs retraites et vivant en France depuis au moins 9 mois. Les ressources ne doivent pas excéder 12 411,44 € par an pour une personne seule. Parmi les allocataires, on constate que 14 % d'entre eux n'ont jamais cotisé à un régime de retraite, majoritairement des femmes. La pension moyenne des bénéficiaires s'établit autour de 450 €, faisant ressortir des inégalités marquées.
Une aide méconnue et non sollicitée
Malgré la nécessité, il est alarmant de constater que près de la moitié des ayant droits ne demandent pas cette allocation. La méconnaissance de l'existence de l'Aspa, la complexité des démarches administratives, ainsi que la crainte d'une récupération de l'aide sur la succession sont souvent citées comme des raisons de cette non-solicitation. Avec la réforme des retraites de 2023, le plafond de récupération a été augmenté, réduisant ainsi les inquiétudes quant à la succession, puisque l'Aspa n'est récupérable que si le montant dépasse 107 616,60 €.







