Dans les allées de nos supermarchés, les consommateurs sont parfois confrontés à des pratiques commerciales discutables. En plus de la "shrinkflation", qui consiste à réduire la quantité d'un produit tout en maintenant le prix, une nouvelle tendance se propage : la "stretchflation".
Qu'est-ce que la stretchflation ?
Le terme “stretchflation” dérive des mots anglais "stretch" (étirer) et "inflation". Ce phénomène, bien que légal, s'avère trompeur : il permet aux industriels d'augmenter le poids d'un produit tout en appliquant une hausse du coût au kilo. Cela signifie que les consommateurs peuvent payer plus cher, tout en pensant bénéficier d'un plus grand volume.
Un exemple frappant : la boîte de Bun's de McCain. En mai dernier, cette boîte a vu son poids passer de 400 à 460 grammes, tandis que le prix est passé de 2,93 à 3,99 euros. Ainsi, le prix au kilo a grimpé de 7,33 euros à 8,67 euros, sans que cela ne soit immédiatement perceptible pour le consommateur.
Les implications pour les consommateurs
La stretchflation joue sur la psychologie des acheteurs. En effet, lorsque les quantités augmentent, on s'attend souvent à un prix au kilo réduit. Cependant, comme l'illustre un autre exemple récent avec les gâteaux apéritifs Belin, une augmentation de 10 % du poids de ces produits s'est accompagnée d'une hausse de 29 % de leur prix. Les étiquettes mentionnant "Encore + de crackers" semblent ainsi conçues pour dissimuler la réalité des hausses de prix.
Réaction face à la stretchflation
Face à cette situation, des associations de consommateurs envisagent de demander une intervention gouvernementale. Un cadre réglementaire similaire à celui instauré pour la shrinkflation pourrait être mis en place, afin d'obliger les fabricants à être transparents sur les modifications de prix et de quantités. L'objectif est que les consommateurs disposent d'informations claires pour prendre des décisions éclairées lors de leurs achats.







