Le cancer de la prostate est le type de cancer le plus courant chez les hommes, avec un risque d'un sur sept d'en être atteint. Il représente également la deuxième cause de mortalité liée au cancer dans cette population. Déceler cette maladie peut être compliqué, car elle évolue souvent sans manifestation visible. Cependant, certains signes avant-coureurs peuvent alerter.
Comprendre le cancer de la prostate
Fréquemment diagnostiqué chez les hommes à partir de 50 ans, le risque augmente avec l'âge, la plupart des cas étant identifiés vers 70 ans. Les antécédents familiaux jouent un rôle dans la prédisposition à cette maladie, dont l'évolution peut s'étendre sur 10 à 15 ans. Un cancer de la prostate est défini par la présence d'une tumeur maligne dans cette glande, essentielle à la production du liquide séminal.
Le cancer peut être localisé, c'est-à-dire confiné à la prostate, ou extracapsulaire, où les cellules cancéreuses se propagent en dehors de la glande, potentiellement vers d'autres organes comme le foie ou les poumons.
Signes avant-coureurs à surveiller
Les premiers stades du cancer de la prostate sont souvent asymptomatiques. Cependant, certains signes liés à un grossissement de la prostate peuvent indiquer une alerte :
- Douleurs ou sensations de brûlure lors de la miction ou de l'éjaculation
- Besoin fréquent d'uriner, surtout la nuit
- Jet d'urine faible
- Difficultés à uriner, parfois impossibilité
- Fuites urinaires
- Problèmes d'érection
- Dysfonctionnements digestifs
Pour les cancers plus avancés, surveillez également :
- Infections urinaires
- Présence de sang dans l'urine ou le sperme
- Douleurs dans le bas du dos ou raideurs osseuses
Que faire si vous remarquez des signes ?
Il est essentiel de consulter un médecin en cas de signes possibles de cancer de la prostate. Votre professionnel de santé évaluera la nécessité d'examens approfondis, en tenant compte de votre âge et de votre état de santé général. Selon les résultats, vous pourriez être dirigé vers un urologue.
Certains cancers localisés nécessitent uniquement une surveillance active, avec des examens réguliers, notamment des touchers rectaux et des analyses de sang pour évaluer le taux de PSA. D'autres formes plus avancées peuvent exiger des traitements variés, y compris la chirurgie, la radiothérapie, l'hormonothérapie et, dans certains cas, la chimiothérapie.







