Lors de l'annonce de sa candidature à la primaire de gauche pour la présidentielle du 26 janvier 2026, François Ruffin a frappé un grand coup. Il a déclaré qu'en cas de victoire, il deviendrait « le premier président au smic ». Bien que le salaire du président de la République en France soit important, il ne figure pas parmi les plus élevés au monde.
Cette déclaration fait réfléchir sur la rémunération des dirigeants. En France, le salaire du président peut sembler confortable, mais il est largement dépassé par d'autres chefs d'État. Pourtant, cette annonce de Ruffin remet en question les normes salariales au sommet de l'État.
France : 14 500 € net par mois
En janvier 2024, Libération a révélé la fiche de paie d'Emmanuel Macron, qui percevait 14 586,32 € net par mois, soit environ 190 000 € brut par an. Son salaire se répartit entre un traitement de base de 12 457 €, une indemnité de fonction de 3 207 €, et une indemnité de résidence de 373 €. Ce montant a été réduit de 30 % sous François Hollande.
États-Unis : 400 000 dollars par an
Outre-Atlantique, le président américain profite d'un salaire de 400 000 dollars par an (environ 335 000 €), fixé par la loi depuis 2001. Ce montant est complété par un budget de voyage de 100 000 dollars et d'autres dépenses liées à ses fonctions, comme l’indique CBS News.
Donald Trump a longtemps insisté sur le fait qu'il ne toucherait pas son salaire pendant son mandat, et plusieurs vérifications ont confirmé qu'il avait effectivement reversé son revenu à diverses administrations.
Singapour : 1 646 000 dollars par an
Singapour, quant à elle, a l'un des chefs d'État les mieux payés au monde. Tharman Shanmugaratnam empoche 1 646 000 dollars par an (environ 1 375 000 €), une rémunération fortement réduite en 2012 mais qui reste la plus élevée au niveau mondial, comme le souligne Ouest France.
Suisse : 478 166 francs suisses
En Europe, le président suisse Guy Parmelin bénéficie d'une rémunération de 478 166 francs suisses (environ 520 000 €), plus des indemnités supplémentaires pour couvrir ses frais. Le système salarial helvétique, transparent, suscite souvent l'intérêt du grand public.
Au Vatican : 0 euro
À l'opposé du spectre, le pape Léon XIV, en tant que chef du Vatican, ne touche aucun salaire. Le Saint-Siège ne prévoit pas de rémunération pour son leader, ce qui montre une approche unique de la responsabilité et du pouvoir.
Cette variété de salaires des chefs d'État reflète non seulement les réalités économiques de chaque pays, mais également les différences culturelles et politiques qui influencent les perceptions de la rémunération au plus haut niveau. Du smic à des millions, le débat sur la juste rémunération des dirigeants reste d'actualité.







