Le 25 novembre 2024, dans la baie d'Okinawa, un navire a été la proie des flammes, révélant un incident inquiétant impliquant quatre élèves officiers de l'académie militaire de Saint-Cyr. Le parquet de Paris a confirmé, mercredi 28 janvier, l’ouverture d’une enquête après une première information divulguée par Le Canard Enchaîné.
Comme l'a rapporté le ministère public, l'armée a alerté le parquet de Paris au sujet des gestes maladroits de ces jeunes officiers. « Le 29 septembre dernier, le chef d’état-major de l’armée de terre a signalé des comportements délictuels présumés », a précisé le communiqué.
Les quatre élèves suivaient alors un semestre à la National Defense Academy de Yokosuka. Les événements précipités du 25 novembre ont choqué tant les autorités japonaises que françaises, le ministre de la Défense japonais ayant déjà signalé que des militaires français étaient mis en cause dans l’affaire.
Des révélations troublantes
Selon le rapport, les militaires ont confessé avoir voulu visiter le navire sur leur temps libre, mais ont accidentellement déclenché un incendie. « Ils n’ont pas informé leur hiérarchie ni les autorités japonaises avant de retourner en France en décembre 2024 », a indiqué le parquet. Les détails cités dans le Canard Enchaîné révèlent qu'il s'agissait d'un ancien cargo sous pavillon américain.
Une information judiciaire a été engagée, avec des accusations graves liées à la « destruction par moyen dangereux, soustraction de document » ainsi qu’un « vol aggravé ». La section des affaires pénales militaires du parquet de Paris a pris en charge l'affaire.
Les investigations sont menées en coopération avec les autorités japonaises, visant à clarifier les circonstances exactes de l’incident. Le ministère public a insisté sur l'importance de faire la lumière sur ces événements, soulignant la transparence nécessaire dans un cadre militaire.
Parallèlement, une enquête disciplinaire interne est en cours au sein de l’armée de Terre à l'encontre des élèves en question, qui sont actuellement en école d’application. Cette double approche, judiciaire et disciplinaire, vise à garantir la responsabilité des responsables tout en préservant l'intégrité des institutions militaires.







