Confronté à des enjeux cruciaux, le gouvernement a décidé de répondre aux préoccupations des partenaires sociaux concernant l'assurance chômage. Dans un communiqué obtenu par l'AFP, le Premier ministre a affirmé que si les négociations en cours n'aboutissaient pas d'ici le 25 février, des mesures seraient rapidement mises en place pour réformer le dispositif.
Cette initiative vise à débloquer une situation devenue complexe. Le gouvernement a ainsi accepté de retirer la lettre de cadrage émise par l'ancien Premier ministre François Bayrou, permettant ainsi aux partenaires sociaux de discuter plus librement des termes de l'assurance chômage. Selon le courrier de Sébastien Lecornu, le Premier ministre a également instruit l'engagement de procédures d'approbation pour la nouvelle convention de novembre 2024, qui modifie la durée d'affiliation requise pour bénéficier d'indemnités, la faisant passer de six à cinq mois.
Nouveau cycle de négociations
Malgré cette avancée, le Medef a déclaré son absence lors des séances de négociations, insistant sur le manque de réponse du gouvernement concernant les contrats courts. En août dernier, François Bayrou avait exhorté les acteurs sociaux à se réunir pour envisager des économies estimées entre deux et quatre milliards d'euros par an. Force Ouvrière, de son côté, a contesté la légalité de cette lettre de cadrage, la jugeant restrictive pour les droits des demandeurs d'emploi.
Au terme de cette nouvelle phase de négociations, les partenaires sociaux visent à réaliser une économie de 400 millions d'euros sur l'indemnisation des chômeurs récemment licenciés. Toutefois, le patronat souhaite aller plus loin, en espérant économiser un milliard d'euros et réexaminer de manière plus générale le système d'indemnisation des demandeurs d'emploi.
Les conclusions de cette négociation sur l'assurance chômage sont attendues d'ici le 25 février, tandis que celles concernant les contrats courts devront être rendues pour le 25 mars. Sébastien Lecornu s'est montré optimiste, affirmant qu'un accord pourrait être atteint avant la fin du mois, tout en précisant que le gouvernement serait prêt à agir si les discussions échouaient avant la date limite.







