En voyage en Algérie, Ségolène Royal a interpellé Emmanuel Macron, soulignant l'urgence de "reconstructer l’amitié entre la France et l’Algérie". Pour l'ancienne ministre, cette relation bilatérale est un "devoir" crucial.
Nouvellement nommée à la tête de l’Association France-Algérie (AFA), Ségolène Royal a pour mission d’apaiser les tensions persistantes. Du 26 au 30 janvier, son séjour à Alger vise à surmonter la crise actuelle qui oppose les deux pays.
L'ancienne ministre a rencontré Abdelmadjid Tebboune, le président algérien, dès le début de sa visite. "Je suis très honorée de cette audience qui témoigne de sa volonté de dialogue, sous réserve de respect et de considération réciproques", a-t-elle déclaré à l'issue de cette rencontre, comme rapporté par 20 Minutes.
"La reconstruction de l’amitié entre la France et l’Algérie est une obligation envers les jeunes générations des deux rives", a-t-elle insisté. Depuis l'été 2024 et la reconnaissance par la France d'un plan d'autonomie du Sahara occidental, les relations entre Paris et Alger n'ont cessé de se détériorer.
“La mémoire n’est jamais une rente ni une culpabilité héréditaire”
Elle a également abordé les propos d'Emmanuel Macron, qui avait mentionné une "rente mémorielle" pour l'Algérie. "La mémoire est une vérité des blessures qui doivent être reconnues et réparées, sans demandes de contrepartie", a-t-elle affirmé.
Royal, qui appelle à la restitution des biens culturels et archives à l'Algérie, s’engage à discuter de ces sujets avec le président Macron à son retour : "C'est ce que je lui dirai, comme il l'avait promis au début de son mandat".







