On pense souvent aux limaces ou aux escargots. Pourtant, certains dégêts sur les plantes ont une autre origine. Un coup d'œil sous vos pots suffit à repérer le vrai responsable.
Des feuilles grignotées, des bordures dentelées, parfois même des pétales troués. En jardinant, ces signes deviennent familiers. Le réflexe est souvent de pointer du doigt les limaces, qui, la nuit, s'attaquent à nos plantes, surtout après la pluie. Mais parfois, ces petits trous nets n'ont rien à voir avec elles. En soulevant un pot ou un bac, on peut découvrir un intrus inattendu.
Ce visiteur discret est un maître du camouflage. Actif la nuit, il ne laisse aucune traînée visqueuse et se cache dès les premiers rayons du jour. Favorisant l'humidité et les recoins ombragés, il se loge fréquemment sous les écorces, les paillis ou encore sous les pots, surtout ceux posés directement sur la terre ou sur des dalles humides. Cet insecte, plat et agile, mesure à peine deux centimètres de longueur.
Il s'agit du perce-oreille. Un nom peu engageant, alimenté par des mythes persistants. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, il ne cherche pas à s'introduire dans nos oreilles ni à créer des nuisances pour les humains. En revanche, il peut devenir nuisible pour certaines plantes. Le perce-oreille est opportuniste et se nourrit de ce qu'il trouve. Dans la nature, il joue un rôle bénéfique en se nourrissant de débris végétaux, d'œufs d'escargots, de pucerons et de larves. Cependant, lorsque les ressources se raréfient ou que la population augmente, ces insectes pourraient s'attaquer aux plantations. Les laitues, dahlias, fraisiers et jeunes pousses de tomates sont souvent les victimes de leur appétit.
Pour limiter leur présence sans recourir à des insecticides, il suffit de poser une planche sur la terre humide pour les attirer. Chaque matin, retournez la planche, retirez les insectes présents et répétez l'opération pendant plusieurs jours.







