Le 2 avril, le président Donald Trump a promis de frapper l'Iran "extrêmement durement" au cours des deux à trois prochaines semaines, suite à une série d'attaques iraniennes visant Israël. Cette déclaration a eu lieu lors de son premier discours à la nation depuis le début du conflit entre une offensive israélo-américaine lancée le 28 février, qui a causé un nombre tragique de pertes humaines et exacerbé les inquiétudes économiques, notamment en ce qui concerne la sécurité du détroit d'Ormuz, vital pour le commerce mondial.
Trump a fait état de "victoires decisives et écrasantes" sur le terrain, tout en affirmant que les frappes ne cesseraient pas tant que l'Iran ne renoncerait pas à son programme nucléaire. Il a averti: "Nous allons les frapper extrêmement durement, les ramener à l'âge de pierre auquel ils appartiennent".
Les tensions ont atteint un nouveau sommet après que l'armée israélienne ait annoncé avoir intercepté des missiles et des drones iraniens. Il est également à noter que le Hezbollah, groupe militant pro-iranien, a revendiqué plusieurs attaques au nord d'Israël, sans faire de victimes pour le moment.
Dans son discours, Trump a réaffirmé son engagement envers ses alliés du Golfe, notamment Israël, l'Arabie Saoudite, et le Qatar, précisant: "Je ne les abandonnerai pas." Des sirènes d'alerte ont également été déclenchées dans plusieurs régions du Golfe, signalant des augmentations de tensions.
Réunion sur Ormuz
En réponse, Trump s'est montré particulièrement critique envers les nations dépendantes du détroit d'Ormuz, les appelant à prendre leurs responsabilités vis-à-vis de leurs propres approvisionnements en pétrole: "Allez au détroit, emparez-vous-en, protégez-le."
Suite à ses déclarations, les prix du pétrole ont grimpé de plus de 5%, avec le baril de Brent atteignant plus de 106 dollars, témoignant des craintes croissantes sur l'approvisionnement énergétique mondial.
Une réunion des pays comme le Royaume-Uni, la France, et l'Allemagne est prévue pour discuter de la sécurité maritime à Ormuz. Les analystes sont préoccupés, notant que plus le conflit se prolonge, plus son impact sur l'économie globale serait dévastateur. Le Premier ministre australien, Anthony Albanese, a déclaré: "Ce qui est certain, c'est que les conséquences économiques ne feront que croître avec la durée de la guerre."
Malgré les tensions croissantes, Trump n'a pas évoqué l'option d'un cessez-le-feu dans son allocution. Il a cependant précédemment communiqué sur les demande d'armistice énoncées par le président iranien. Ces déclarations ont été qualifiées de "fausses" par le porte-parole iranien, ajoutant que les demandes américaines étaient "maximalistes et irrationnelles".
Alors que le bilan des frappes israéliennes au Liban dépasse les 1 300 morts, la préoccupation pour la stabilité régionale croît, suscitant des tensions non seulement en Israël mais aussi sur la scène internationale.







