Ce mercredi 1er avril, l'Iran a réagi avec véhémence aux déclarations des États-Unis, les qualifiant de "maximalistes et irrationnelles". Ces critiques font suite à des affirmations du président Donald Trump, qui a prétendu que le président iranien Massoud Pezeshkian avait appelé à un cessez-le-feu, des déclarations que Téhéran a catégoriquement démenties.
Esmaïl Baghaï, porte-parole de la diplomatie iranienne, a précisé que si des messages avaient été échangés via des intermédiaires, notamment le Pakistan, aucune négociation directe n’a eu lieu avec Washington. "Les demandes américaines sont inacceptables", a-t-il insisté, reprenant les propos rapportés par l'agence Isna.
Trump a néanmoins soutenu sur son réseau social que Pezeshkian aurait demandé un "cessez-le-feu", ce que l'Iran considère comme une "falsification" des faits.
Le président iranien a exprimé dans une lettre ouverte que les attaques israélo-américaines sur les infrastructures énergétiques de l'Iran constituent un "crime de guerre", appelant à des compensations pour les dommages causés.
Trump appelle ses alliés à sécuriser le détroit d'Ormuz
Dans un discours à la nation, Trump a écarté toute possibilité de trêve, prévenant que les États-Unis frapperaient "extrêmement durement" l'Iran dans les semaines à venir. Il a également exhorté ses alliés de l'OTAN à "s'emparer" du détroit d'Ormuz, crucial pour le transport pétrolier, afin de contrer les blocages exercés par Téhéran.
Il a déclaré : "Allez au détroit, emparez-vous-en, protégez-le, servez-vous-en".
Les tensions dans cette zone stratégique ont fait bondir les prix du pétrole, suscitant des craintes d’une inflation persistante. Les Gardiens de la Révolution iranienne ont réaffirmé que le détroit resterait fermé aux ennemis de l'Iran. En réponse, Londres a organisé une réunion virtuelle avec une trentaine de pays pour discuter de la sécurité dans le détroit, au moment où les hostilités diminuent.







