Alors que les prix à la pompe continuent de grimper, le gouvernement français a décidé de ne pas mettre en place une aide généralisée, mais plutôt d'instaurer des mesures ciblées pour soutenir les professions les plus affectées. Le Figaro rapporte qu'après de nombreuses discussions, des dispositifs de soutien ont été annoncés pour alléger le fardeau des entreprises particulièrement vulnérables.
Le 3 avril, le ministère des Finances a confirmé l'instauration d'un prêt variant entre 5 000 et 50 000 euros, à un taux de 3,8 %, sans nécessiter de garanties. Ce prêt, mis en place par Bpifrance, vise à renforcer la trésorerie des petites entreprises exposées, notamment dans le secteur des transports, de l'agriculture et de la pêche. Les demandeurs devront prouver que leurs dépenses en carburant représentent au moins 5 % de leur chiffre d'affaires.
En outre, le gouvernement a réservé 50 millions d'euros en avril pour soutenir les TPE et PME du secteur du transport routier. Cette aide se traduira par une remise de 0,20 euros par litre pour les entreprises de transport public de marchandises et de voyageurs justifiant de difficultés financières. A l'instar de déclarations faites par le ministre des Transports, un guichet spécifique sera créé, dont les modalités seront précisées ultérieurement.
Quant à la filière pêche, elle pourra bénéficier d'un remboursement de 0,20 euros par litre sur les factures de carburant pour ses navires, mesure prévue exclusivement pour avril et coûtant 5 millions d'euros à l'État.
Les agriculteurs, quant à eux, bénéficieront d'une exonération totale du droit d'accise sur le gazole non routier (GNR) agricole pour avril 2026. Cette aide, estimée à 14 millions d'euros, sera appuyée par une demande au niveau européen visant à suspendre le mécanisme d'ajustement carbone aux frontières sur les engrais. Cette initiative vise à sauvegarder la compétitivité des filières agricoles françaises face à des coûts croissants.







