Les collier prétendus « amis » de la marque Friend ne verront pas le jour dans l'UE avant plusieurs mois. Ces dispositifs, dotés d'intelligence artificielle, promettent d'établir des liens authentiques avec leurs utilisateurs, mais ils doivent d'abord se soumettre aux exigences strictes du Règlement sur la protection des données (RGPD).
Ce collier a la capacité d'enregistrer des conversations pour interagir avec son utilisateur. Toutefois, étant toujours en marche, il risque d'entendre des échanges privés sans le consentement des personnes concernées.
Le PDG de Friend, Avi Schiffmann, a expliqué au BFMTV : "Nous souhaitons nous assurer d'être parfaitement en conformité avec le RGPD avant de commencer la distribution du collier dans l'UE, c'est un processus sur lequel nous travaillons activement avec notre équipe juridique européenne."
La campagne publicitaire pour ce collier, garnie de messages intrigants tels que "Je proposerai toujours de prendre un café avec toi" ou "Je ne laisserai jamais de vaisselle dans l'évier", a suscité un intérêt soutenu et une certaine hostilité parmi les Parisiens, tant et si bien que certaines affiches ont même été vandalisées. Ces slogans soulignent le concept d'un compagnon virtuel capable de répondre aux questions de ses utilisateurs via un smartphone en utilisant la technologie AI de Google, Gemini.
Le député écologiste Jérémie Iordanoff a même appelé la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) à enquêter sur des potentielles violations des normes de confidentialité. Le collier, qui se vend à 113 euros en Europe, a déjà écoulé 3 000 unités aux États-Unis, selon des rapports du magazine Fortune.
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