Invité de RMC et BFMTV, Michel-Édouard Leclerc, président du comité stratégique des centres Leclerc, partage son analyse sur la situation actuelle des prix des carburants. Selon lui, bien que des baisses soient possibles, « l'intérêt de ceux qui font cette guerre » est de maintenir des prix élevés, ce qui rend peu probable un retour aux tarifs d'avant le conflit.
Après un cessez-le-feu entre l'Iran et les États-Unis, les prix à la pompe pourraient connaître une légère baisse. Toutefois, Leclerc appelle à la prudence, affirmant que des variations imprévues dans le marché pétrolier pourraient freiner cette tendance. Il souligne que « ça devrait baisser », mais ce déclin est contingent à l'absence d'une nouvelle escalade dans les tensions internationales.
« Je pense que ça va baisser un tout petit peu aujourd'hui, mais on n'a pas le droit de vendre à perte un carburant qui est déjà dans la cuve. Le pétrole met trois à cinq jours à arriver dans les cuves », explique-t-il.
Leclerc ne cache pas ses craintes quant à une stabilisation des prix, déclarant que l'intérêt pour certains acteurs économiques est de ne pas revenir aux prix d'avant-guerre. Pour lui, « l'intérêt de la guerre, pour beaucoup d'oligarques, c'est le pétrole ». Son point de vue est partagé par de nombreux experts en économie qui attirent l'attention sur la volatilité des marchés énergétiques.
De son côté, le ministre de l'Économie, Roland Lescure, a également exprimé des réserves sur une réduction rapide des prix, pointant la fluctuabilité extrême des coûts du gazole. « Les marchés sont extrêmement volatils », a-t-il déclaré, ajoutant que le prix du gazole était en augmentation après une chute notable, ce qui témoigne de l'incertitude ambiante.
Leclerc appelle à de nouvelles aides pour les plus modestes
Dans un regain de solidarité, Michel-Édouard Leclerc a exhorté le gouvernement à envisager une augmentation des aides pour les ménages les plus modestes. « Si le conflit au Moyen-Orient perdure, cela coûtera plus cher à l'État, surtout si la croissance stagne », a averti Leclerc. Il demande un soutien accru pour éviter que le pouvoir d'achat ne soit affecté négativement, ce qui pourrait entraîner des pertes pour l'État si aucune mesure n'est prise.
« Le Premier ministre, bien qu'il prône la rigueur budgétaire, doit ouvrir des guichets spécifiques pour les consommateurs les plus modestes, car cette crise pourrait impacter gravement leur pouvoir d'achat », conclut-il.







