Airbus a révélé, ce jeudi, que le mois de mars a marqué une hausse notable avec 60 avions livrés, portant ainsi à 114 le nombre total de livraisons pour le premier trimestre. Ce retour en force s'accompagne de 331 commandes brutes enregistrées en mars, pour un total de 408 commandes au cours des trois premiers mois de l'année, ce qui se traduit par 398 commandes nettes.
Après un démarrage plus modeste en début d'année avec seulement 35 livraisons en février et 19 en janvier, où les chiffres avaient chuté par rapport à 2025, cette reprise est particulièrement bienvenue. En effet, février 2025 avait vu la livraison de 40 appareils, tandis qu'en 2024 et 2023, les chiffres étaient également supérieurs, respectivement à 49 et 46. Cette tendance est significative, particulièrement dans le contexte où les livraisons sont un indicateur clé du succès financier des aéronautiques, puisque les compagnies aériennes règlent une grande partie du prix achat lors de la réception de leurs appareils.
Un objectif ambitieux face aux défis persistants
Airbus s'est fixé un objectif ambitieux de livrer un nombre record de 870 avions commerciaux en 2026, surpassant ainsi les 863 de 2019, l'année précédant la pandémie de Covid-19. En 2025, l'avionneur avait enregistré 793 livraisons, une augmentation de 4 % par rapport à l'année précédente, même si cela demeure en deçà de son potentiel pré-pandémique. Toutefois, la ꣒pression sur les livraisons demeure, affectée par des problèmes de qualité sur certaines pièces, notamment des panneaux de fuselage de l'A320, qui ont forcé Airbus à revoir ses objectifs en décembre dernier.
De plus, la pénurie de moteurs, bien qu'en amélioration avec les moteurs CFM, reste préoccupante, notamment avec Pratt & Whitney, comme l’a souligné Guillaume Faury, le CEO d’Airbus, qui a anticipé des difficultés pouvant perdurer jusqu'en 2026 voire 2027.
Le carnet de commandes d'Airbus affiche actuellement plus de 9 000 appareils, soit une charge de production d'une dizaine d'années au rythme actuel. Cette dynamique s'inscrit dans un paysage concurrentiel tendu, où Boeing a réussi à prendre l’ascendant sur son rival européen en termes de commandes nettes pour la première fois depuis 2018.







