Paris, connue pour sa culture et son élégance, see ses hôtels cinq étoiles changer de mains à une vitesse incroyable. D’après Atout France, le chiffre des hôtels de luxe dans la capitale a grimpé à 122 en 2026, contre une trentaine seulement en 2015.
La tendance est claire : de prestigieuses adresses, comme le Four Seasons ou l'Hôtel de Crillon, sont désormais aux mains d'investisseurs saoudiens, tandis que le Qatar détient l'Hôtel Royal Monceau. Autant de signes d’une hôtellerie parisienne de plus en plus globalisée.
Dans ce paysage où le secteur du luxe se mondialise, seul le groupe Baverez parvient à conserver l'héritage familial, imposant ses trois établissements comme exceptions. Véronique Beauvais-Crefcoeur, descendante de la lignée, souligne : "Nous ne voulons pas devenir un palace. Notre identité réside dans notre indépendance. Être propriétaire de nos murs est essentiel pour nos choix d'investissement et notre positionnement." Ce choix stratégique confère une flexibilité qui permet au groupe de maintenir sa qualité sans céder aux pressions financières.
"C’est incroyable d’avoir réussi à conserver nos murs et de se projeter même sans des ressources illimitées."
Cette indépendance a été renforcée dans les années 2010 lorsque Françoise Baverez, mère de Véronique, a décliné de nombreuses offres alléchantes de grands investisseurs. "Non" a été sa réponse toute faite, un refus qui résonne encore dans l'esprit de la famille, rendant leur modèle unique.
Un héritage hôtelier depuis 1900
Le voyage du groupe a commencé en 1900 avec Léonard Tauber, et a été poursuivi par plusieurs générations, mettant en avant une richesse d'histoires et un savoir-faire inégalés. Aujourd'hui, le groupe jouit d'une solide réputation, soutenue par une gestion prudente et un sens aigü des responsabilités.
Dans ce contexte économique incertain, les Baverez font preuve de résilience. La clientèle du Moyen-Orient a contribué à hauteur de 5% de leur chiffre d'affaires en 2025, tandis que la clientèle russe et ukrainienne a également été notée. Malgré les crises, l'expérience post-JO a permis de relancer les réservations.
"Resister aux tendances et rester fidèle à notre ADN nous permet d'attirer une clientèle en quête de vérité et d'expérience authentique."
Ce choix délibéré de maintenir l'authenticité face à l'uniformisation du marché attire ceux qui préfèrent le charme véritable à la superficialité. En somme, la famille Baverez, en modernisant leurs établissements tout en préservant leur histoire, s’affirme comme un acteur unique de l’hôtellerie haut de gamme à Paris.







