Ce 1er mai, près de 1.000 personnes se sont rassemblées à Perpignan, marquant la journée internationale des travailleurs. À l'appel de l'intersyndicale, à l'exception de Force Ouvrière, le défilé s'est terminé devant la préfecture des Pyrénées-Orientales, enveloppant la ville d'une atmosphère engagée et festive.
Le cortège, composé de membres des principaux syndicats tels que la CGT, le Snes-FSU et SUD, a pris son départ depuis la place de Catalogne, traversant le cœur de Perpignan jusqu'au quai Nicolas Sadi Carnot. Les manifestants ont exprimé des revendications allant de hausses de salaires et de primes pour faire face à l'inflation, à des demandes pour renforcer les moyens des services publics, tout en prônant des politiques plus sociales et écologiques, comme l'a rapporté Le Monde.
De plus, les soignants des cliniques Médipôle et Saint-Pierre, en grève depuis huit jours, ont pris la tête du cortège. Une cinquantaine d'eux ont défilé en tenue blanche pour revendiquer une prime d’intéressement transformée en treizième mois fixe. Aurélie, aide-soignante et déléguée syndicale CGT, a exprimé leur frustration face à des accusations de non-respect des réquisitions de la préfecture. Elle a déclaré : "Nous aimons nos patients et nous voulons leur offrir de bonnes conditions de soins. Nous nous mobilisons pour cela, mais nous ne devons pas être culpabilisés".
La colère des soignants était palpable, alors qu'ils se sentaient acculés par leur direction qui avait signalé une situation de non-respect des obligations de soins. Leur grève se poursuit et ne s'arrêtera pas de sitôt. Pendant ce temps, le soutien des citoyens s'intensifie, notamment de la part des ouvriers de la chocolaterie Cémoi, qui, malgré la fin de leur grève le 13 avril, continuent à lutter pour leurs droits.







