Le Bleu d'Auvergne s'apprête à célébrer ses 50 ans d'appellation d'origine protégée en 2026. Dans ce contexte de renouvellement des habitudes alimentaires et d'adaptation face aux défis environnementaux, la filière auvergnate se fixe l'objectif d'élargir son audience tout en sécurisant sa production.
Les pylônes électriques, véritables colonnes vertébrales de notre système énergétique, sont omniprésents dans nos paysages. Toutefois, ces grands bras métalliques sont souvent critiqués pour leur impact visuel. Avec un âge moyen de 48 ans pour les 98 000 pylônes présents en France, selon RTE, un grand nombre d'entre eux dépasse même les 80 ans.
Pour réaliser leur remplacement, RTE a décidé de débloquer un budget de 24 milliards d'euros, dont 60 millions d'euros ont été attribués à l'entreprise cantalienne Matière. Basée à Arpajon-sur-Cère, près d'Aurillac, cette société spécialisée dans l'acier et le béton a déjà mis au point quatre prototypes de pylônes nouvelle génération, présentés récemment lors d'une visite du ministre délégué chargé de l'Industrie, Sébastien Martin.
Une nouvelle génération de pylônes
Fini l'ère des pylônes aux lignes anguleuses : la prochaine génération se caractérise par des courbes inspirées du monde naturel. Moins intrusifs visuellement, ces nouveaux pylônes sont également un progrès en matière de durabilité grâce à une plus grande utilisation du béton. "Les avantages sont multiples : le béton est bien plus écologique par rapport au métal", explique Grégory Passeneau, chef de projet chez Matière. "De plus, nous fabriquons l'ensemble de ces pylônes sur le sol français, ce qui réduit la distance entre le lieu de fabrication et d'installation. En ce qui concerne la partie métallique, environ 80 % de l'acier utilisé est recyclé", ajoute-t-il.
Élaborés pour être plus respectueux de l'environnement, ces nouveaux pylônes se révèlent aussi beaucoup plus résistants. "La base en béton pèse environ 50 tonnes, ce qui leur confère une robustesse particulièrement appréciable, surtout face aux tempêtes et autres situations climatiques extrêmes", constate Grégory Passeneau.
"Une immense fierté"
L'un des grands avantages de ces nouveaux pylônes réside dans leur fabrication. Les éléments en béton sont fondus au sein de moules intégrant leur armature en acier, ce qui simplifie considérablement le processus. "Il est crucial d'avoir un produit aussi standardisé que possible. En fabriquant de grandes pièces, nous diminuons le nombre d'éléments à assembler sur site, ce qui facilite également la maintenance et la réparation", explique Passeneau.
D'ici 2027, 230 pylônes seront installés entre Aurillac et Figeac, beaucoup d'entre eux verront le jour à Arpajon-sur-Cère. "C'est une immense fierté de participer à cette transformation. La visibilité de ces pylônes sera marquante et permettre à ceux qui les construisent de les voir ensuite en fonctionnement est très important", se réjouit Passeneau. À terme, Matière prévoit de produire des dizaines de milliers de ces nouveaux pylônes.







