La rencontre tant attendue entre le président chinois Xi Jinping et son homologue américain Donald Trump se profile cette semaine, avec l'espoir pour Pékin d'apporter davantage de "stabilité" sur la scène internationale, un besoin d'autant plus pressant face à la crise actuelle au Moyen-Orient.
La visite de M. Trump, confirmée par la Chine, est prévue de mercredi à vendredi après un report en mars, justifié par les répercussions de la guerre contre l'Iran. Ce sera la première fois depuis 2017 qu'un président américain se rend en Chine, un voyage que son prédécesseur Joe Biden n'a pas effectué durant son mandat.
Lors de cette rencontre, les relations commerciales entre les deux nations seront au cœur des discussions, suite à une année marquée par des tensions croissantes, notamment liées aux droits de douane. Avant ce sommet, des négociations menées par le vice-Premier ministre chinois He Lifeng et le ministre américain des Finances Scott Bessent se tiennent déjà à Séoul.
Les deux dirigeants ont précédemment conclu une trêve temporaire en octobre, et il est probable qu'ils cherchent à étendre cet accord lors de la rencontre.
- Un équilibre nécessaire -
Au-delà des questions commerciales, la situation au Moyen-Orient, avec ses implications globales, sera également un sujet majeur des pourparlers. Un porte-parole des Affaires étrangères chinois, Guo Jiakun, a affirmé que la Chine espère collaborer avec les États-Unis sur des bases d'égalité et de respect mutuel, afin de renforcer la coopération et d’apporter une meilleure gestion des différends.
Impactée par les tensions américano-iraniennes, la Chine, qui représente un acteur clé sur le marché pétrolier iranien, sait que plus de la moitié de ses importations de brut transitent par le détroit d'Ormuz. Selon une analyse de Kpler, ce détroit est vital pour les approvisionnements chinois.
La position de Xi Jinping pourrait être perçue comme plus forte, notamment en raison des défis auxquels Trump fait face avec les élections américaines de mi-mandat prévues en novembre. Des experts soulignent que les retombées de la crise actuelle pourraient offrir à la Chine l'opportunité de se positionner comme un partenaire fiable sur la scène mondiale.
Cependant, la nécessité pour la Chine de maintenir des échanges stables limite sa capacité à tirer profit à long terme de cette crise. De plus, Pékin a adopté un ton mesuré sur les critiques concernant les États-Unis, s'engageant à jouer un rôle "positif" pour résoudre les tensions, selon Guo Jiakun.
Avec l'annonce de nouvelles sanctions américaines ciblant des entreprises chinoises accusées de soutien aux hostilités en Iran, les avis divergent quant à la réaction de Pékin. Les analystes prévoient que la Chine cherchera des compromis minimaux durant les discussions, notamment sur les questions de droits de douane.







