La tension monte chez Meta. Suite à l'introduction d'un logiciel destiné à enregistrer les mouvements de souris sur leurs ordinateurs, plusieurs employés se sont mobilisés pour contester cette initiative jugée intrusive. Ce logiciel, qui a pour but d’entraîner les modèles d’IA de l'entreprise, a suscité une vague de mécontentement parmi les travailleurs, qui n'ont pas hésité à faire entendre leur voix en distribuant des tracts sur divers sites aux États-Unis.
Les flyers, placés stratégiquement dans des lieux comme les salles de réunion et à proximité des distributeurs, appellent les salariés à signer une pétition pour exprimer leur désapprobation. Les employés posent la question provocante : "Souhaitez-vous vraiment contribuer à la chaîne d'extraction de données des employés ?", comme le rapporte Reuters.
Une technologie imposée
Cette vague de contestation survient peu après que la direction a annoncé que toutes leurs interactions en ligne seraient suivies afin d'assister les systèmes d’IA à mieux comprendre comment les humains interagissent avec les ordinateurs. C'est une stratégie pour pallier le manque de données essentielles pour l'amélioration des algorithmes de l'entreprise.
Andy Stone, porte-parole de Meta, a tenté de justifier cette décision en indiquant que les modèles d'IA ont besoin d’exemples concrets pour fonctionner correctement, citant la nécessité d'analyser des actions telles que les mouvements de souris et les clics. Toutefois, cette explication n’a pas convaincu les employés, qui rappelent que, selon la National Labor Relations Act, ils ont le droit de s’organiser pour améliorer leurs conditions de travail. Andrew Bosworth, leur directeur technique, a été clair : le logiciel ne peut pas être désactivé, une décision qui a renforcé leur sentiment d’impuissance face à une technologie jugée intrusive.
Chocolats et café n'y changent rien, les employés ont adopté une position ferme, comme le souligne une des brochures de protestation : "Les travailleurs méritent d’être entendus, et leur vie privée doit être protégée". Se sentant piégés dans une situation qu’ils n’ont pas choisie, ces salariés mettent en lumière un débat plus large sur la surveillance au travail et la protection des données personnelles. Les représentants syndicaux soulignent l'importance de ce mouvement, un indicateur que les employés prennent conscience de la nécessité de défendre leurs droits dans un environnement de plus en plus technologique.







