Un vent de révolte souffle sur le monde littéraire, alors que des auteurs de renom tels que Han Kang, Prix Nobel de littérature 2024, Ali Smith, Jón Kalman Stefánsson, Colm Tóibín et Sandro Veronesi annoncent qu'ils ne publieront plus leurs futures œuvres chez Grasset suite au limogeage d'Olivier Nora, son ancien PDG. Dans une déclaration commune, ces écrivains de premier plan expriment leur inquiétude quant à l'avenir de la maison d'édition et à la qualité de son intégrité éditoriale.
«En tant qu'auteurs publiés par Grasset, nous sommes profondément préoccupés par le sort de cette maison et la direction qui lui est donnée sous l'influence de personnes dont nous ne partageons pas les idéologies politiques», indiquent-ils, soulignant leur refus d'associer leur nom à des objectifs qu'ils désapprouvent. Ils ajoutent que le contexte actuel, marqué par la montée de l'extrême droite, nécessite une résistance collective.
Cette réaction est partagée par de nombreux auteurs français, qui sont également en désaccord avec la direction actuelle de Grasset, où plus de 200 écrivains ont formulé des plaintes similaires concernant le licenciement d'un homme qu'ils jugent responsable de la stratégie éditoriale de la maison, Vincent Bolloré.
«Le renvoi d'Olivier Nora déclenche une alarme quant à l'indépendance éditoriale, laissant les éditeurs vulnérables aux pressions externes», affirment-ils. Ces pensées sont corroborées par plusieurs analyses dans des médias français tels que Le Parisien, qui discute de l'impact des décisions récentes sur la dynamique de l'édition française.
Vincent Bolloré, quant à lui, a exprimé son désaccord face à cette agitation, la qualifiant de «vacarme» généré par une «petite élite» se tenant au-dessus des autres. Il affirme que Grasset continuera d'exister et de publier des œuvres, y compris le nouveau livre de Boualem Sansal, «La légende», prévu pour le 2 juin.
Les auteurs mécontents s'organisent et tiendront une réunion pour discuter des prochaines stratégies à adopter, cherchant à protéger leurs droits en collaboration avec des experts du secteur. La situation reste tendue, et l’avenir de Grasset pourrait être en jeu.







