Dans un contexte de montée des prix liés à des facteurs tels que l'énergie, les emballages et le carburant, le gouvernement a récemment exhorté la grande distribution et les industriels agroalimentaires à engager un "dialogue" constructif. L'initiative viserait à trouver des solutions au cas par cas, après une réunion prolongée ce lundi, comme l’a rapporté France Info.
Le blocage du détroit d'Ormuz a exacerbé la situation, entraînant une hausse notable du coût des carburants et des matières premières, rendant nécessaire une réaction rapide des supermarchés. Les représentants des industriels plaident maintenant pour un ajustement de ces coûts aux consommateurs, qui dépendra de l'issue des discussions en cours.
Le gouvernement, pourtant, a exprimé son refus de rouvrir l'intégralité des négociations commerciales, une décision confirmée lors d'un rassemblement rassemblant la ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, et le ministre du Commerce, Serge Papin. "Nous les encourageons à établir un dialogue permettant d'identifier les postes de coûts impactés, pour y voir plus clair", ont-ils indiqué.
"Quelques centimes pour le consommateur"
Jean-François Loiseau, président de l'Association nationale des industries alimentaires (Ania), a déclaré : "Il est crucial d'initier les discussions pour permettre la survie de l'agroalimentaire. Les surcoûts doivent être répercutés, car les distributeurs souffrent également." Il estime que cette hausse pourrait ne se traduire que par un léger ajustement des prix pour les consommateurs.
Jean-Luc Duval, vice-président de la Coopération Agricole, a aussi ajouté : "Nous ne voulons pas rouvrir l'ensemble de la négociation, mais il est clair que certains produits nécessitent des ajustements." Des inquiétudes perdurent concernant l'approvisionnement, notamment en engrais, si la situation géopolitique venime son escalade. La réaction du secteur de la distribution est encore attendue mais devrait être dévoilée très prochainement.







