Ce lundi 11 mai, près de 300 personnes se sont rassemblées devant la préfecture de Pau pour soutenir les salariés de la Polyclinique Pau Pyrénées, alors que des discussions cruciales étaient en cours entre représentants de l'État et syndicats. Les manifestants dénoncent la fermeture imminente de la clinique Marzet et de la maternité du site Navarre, faisant suite à la décision du groupe GBNA, propriétaire de la polyclinique, de procéder à une restructuration drastique.
Le groupe a été placé sous redressement judiciaire fin mars et propose de fermer la maternité et l'établissement de Marzet, tout en supprimant 161 postes parmi un total de 542, sans compter les CDD non renouvelés. Durant le rassemblement, le préfet Jean-Marie Girier et Benoît Elleboode, directeur de l’Agence régionale de santé, ont énoncé leur engagement à garantir la continuité des soins. Ils prévoient que la maternité rénovée, dont l'ouverture est prévue cet automne, devrait pouvoir accueillir 500 à 600 naissances supplémentaires par an. Elleboode a affirmé : "L'hôpital sera prêt pour assurer ce service essentiel. Nous veillons à ce que les conditions soient réunies, notamment en recrutant davantage de personnel qualifié.”
En dépit de ces assurances, les syndicats restent préoccupés par les conséquences de ces fermetures. Ils ont présenté un projet alternatif visant à limiter les licenciements et ont demandé une réunion avec la direction de la polyclinique pour discuter des mesures de sauvegarde de l'emploi. Un autre rassemblement est prévu mercredi 13 mai pour suivre de près cette situation délicate, alors que la communauté se mobilise pour préserver un accès de qualité aux soins.







