Dans un contexte où les retombées économiques des géants des semi-conducteurs, comme Samsung et SK Hynix, atteignent des sommets, un responsable sud-coréen a évoqué l'importance de réfléchir à une redistribution des «superprofits» à l'ensemble de la société. Ce plaidoyer intervient après que le syndicat de Samsung Electronics a exprimé le besoin de lever le plafond sur les primes de performance, proposant que 15 % des bénéfices d'exploitation soient affectés à ces primes.
Kim Yong-beom, secrétaire général de la présidence, a souligné dans un message sur Facebook que la Corée du Sud ne peut plus être considérée comme une «économie d'exportation cyclique traditionnelle». Il a affirmé que l'économie du pays devait évoluer vers un modèle plus proche d'une «économie de monopole technologique», soutenue par la demande mondiale croissante en semi-conducteurs. Cette transformation pourrait générer des opportunités, mais aussi exacerber la polarisation sociale, a ajouté Kim.
Pour contrer cette situation, il a proposé de créer un «dividende national» destiné à redistribuer ces profits. Les fonds collectés pourraient être utilisés pour soutenir des start-ups, des programmes de revenu de base pour les populations rurales et les pêcheurs, ainsi que pour aider les artistes ou améliorer les retraites. Il a également déclaré : «Utiliser une partie des superprofits pour garantir la stabilité sociale n'est pas seulement un acte de redistribution, c'est une obligation pour maintenir le système».
Cette initiative survient alors que le syndicat de Samsung Electronics prévoit des discussions avec la direction, visant à modifier la structure des primes. Dans le même temps, la Corée du Sud dévoile des ambitions ambitieuses en matière d'intelligence artificielle, avec un projet de tripler ses investissements dans le secteur pour rivaliser avec des pays comme les États-Unis et la Chine.
Les voix politiques pour un partage des bénéfices s'élèvent également. Le député Moon Geum-ju, du Parti démocrate, a soutenu que le succès des entreprises technologiques repose sur les sacrifices d'autres secteurs, comme l'agriculture et la pêche, plaidant pour que ces secteurs bénéficient eux aussi des retombées économiques.







