C'est une aubaine pour le pays scandinave. Le gouvernement a annoncé des prévisions de revenus pétroliers nettement supérieures aux attentes, attribuées à la hausse des prix due à la guerre au Moyen-Orient. En effet, ces recettes devraient s'élever à 67 milliards d'euros (721 milliards de couronnes) d'ici 2026, contre 51,8 milliards d'euros initialement envisagés, représentant une augmentation de 30%. La Norvège, avec une production de quatre millions de barils équivalent pétrole par jour, se positionne ainsi comme le 12e producteur mondial.
Cependant, le gouvernement travailliste a précisé que ces revenus extraordinaires ne seront pas utilisés pour des dépenses immédiates. Au contraire, ils seront intégrés dans le fonds souverain du pays, qui est le plus grand du monde, avec 1.874 milliards d'euros d'actifs, soit quatre fois son PIB national. Malgré un excédent budgétaire significatif, la Norvège préfère restreindre ses dépenses pour contrer l'inflation intérieure, évitant ainsi une surchauffe de la demande et une hausse des taux d'intérêt.
De plus, la banque centrale norvégienne a récemment augmenté son taux directeur de 25 points de base, le portant à 4,25%, réagissant rapidement pour contrôler l'inflation provoquée par une forte augmentation des salaires et des coûts énergétiques.
Un gouvernement impopulaire malgré tout
Selon les prévisions gouvernementales, le prix moyen du pétrole brut devrait atteindre 91 dollars le baril cette année, contre seulement 67 dollars en octobre précédent, tandis que le coût du gaz naturel devrait s'établir à 14 dollars par million d'unités thermiques britanniques (MMBtu), contre 10,4 dollars le MMBtu. Le ministère des Finances a également révisé à la baisse ses prévisions de croissance du PIB non pétrolier à 1,7% pour 2026, un chiffre inférieur aux 2,1% précédemment anticipés, conséquence directe des répercussions de la guerre en Iran.
Le gouvernement, qui affiche une popularité en baisse dans les sondages, devra naviguer dans des négociations ardues au Parlement pour faire adopter son budget face à l'opposition, qui tente de contrer les priorités du Parti travailliste. Les dépenses liées au fonds sont désormais évaluées à 579 milliards de couronnes cette année, légèrement inférieures aux 584 milliards initialement projetés en décembre dernier.







