Les opérateurs Bouygues Telecom, Iliad (Free) et Orange, engagés dans le processus de rachat de SFR, ont annoncé le 5 juin que les discussions étaient prolongées jusqu'à dimanche. Après plusieurs mois d’intenses marchandages, il paraît peu probable qu’un abandon des discussions survienne maintenant.
Les trois opérateurs avaient déjà convenu d’un prix de vente de 20,35 milliards d’euros avec Altice France, la maison mère de SFR. Dans un communiqué, ils ont précisé : « Au regard de l’avancée des négociations, les parties se donnent un délai de 48 heures pour finaliser les accords ». Initialement, la période de négociations exclusives devait s’achever vendredi.
Cette prolongation ouvre la voie à la conclusion d’un accord crucial, d’autant que plusieurs détails du contrat nécessitent encore d’être précisés. Selon des sources proches du dossier, la clause d'« earn out », qui prévoit un ajustement du prix selon certains critères de performance de SFR, demeure l'un des points les plus délicats à traiter.
Une reconfiguration du marché
La première phase de négociations avait été réservée jusqu’au 15 mai, puis prolongée jusqu’au 5 juin. L’hypothèse d’un abandon des pourparlers semble peu probable, étant donné l’engagement sérieux des entreprises concernées.
Si cette acquisition aboutit, le marché pourrait se retrouver à nouveau réduit à trois grands opérateurs, une configuration qui n’a pas été observée depuis l’arrivée de Free sur le marché en 2012. Les 19,4 millions de clients mobiles et 6,1 millions de clients fixes de SFR pourraient être redistribués entre Free, Bouygues et Orange, ce qui pourrait accentuer la concurrence.
Une possible hausse des prix
Cette fusion potentielle suscite des spéculations sur une augmentation des prix dans le secteur. Selon plusieurs experts, bien qu'une hausse soit envisagée, celle-ci resterait modérée. Dans le contexte d'un marché habité par seulement trois opérateurs, des économies d'échelle pourraient également être réalisées.
Cependant, des inquiétudes persistent parmi les employés de SFR et des autres opérateurs concernant leurs emplois après cette éventuelle restructuration.







