La grève a été largement suivie. Ce mercredi, les quatre syndicats représentatifs de la SNCF ont appelé à une mobilisation qui a conduit à des perturbations significatives dans le réseau ferroviaire. Selon des rapports de France Bleu, seulement deux TGV circulent sur trois, un Intercités sur deux, avec un afflux d'annulations dans les trains régionaux (TER), les RER et les Transiliens en Île-de-France. Sur la ligne D du RER, 95% des conducteurs sont en grève.
Les syndicats évoquent des préoccupations sur plusieurs fronts, notamment l'impact de l'inflation sur le pouvoir d'achat et des réorganisations répétées qui affectent les conditions de travail des employés. "Cela devient insupportable avec l'ouverture à la concurrence" déclare une source syndicale à Libération.
Et en effet, cette fragmentation de la SNCF suscite l'inquiétude. Les nouveaux cadres de travail dans les filiales récentes sont jugés plus difficiles, menaçant l'unité sociale qui existait auparavant. "Nous sommes confrontés à un malaise croissant qui ne fait que s'accentuer", s'inquiète Sophie, cheminote en Île-de-France.
Le mercredi de mobilisations a également vu les syndicats intensifier leur pression sur Jean Castex, l’actuel directeur de SNCF, qu'ils voient comme un obstacle à l'amélioration des conditions de travail. "Cette direction semble sourde aux réalités du terrain", a déclaré Julien Troccaz de Sud-Rail sur BFM TV. Les syndicalistes vont même jusqu'à qualifier le moment d'une "provocation" par l'absence de dialogue avant le 23 juin.
"Nous sommes là pour rester, et nous continuerons à revendiquer des améliorations, peu importe les vacances d'été. Nos voix doivent être entendues!"
Les dirigeants de la SNCF se défendent en discutant d'un "dialogue social enrichi" et d'un "contexte apaisé", comme l'a mentionné Le Monde. Cependant, les travailleurs ne partagent visiblement pas ce sentiment. "Les investissements dans la modernisation sont bienvenus, mais cela ne devrait pas se faire au détriment de nos conditions de travail", souligne un agent SNCF lors d’une récente assemblée.







