Volotea fait marche arrière. Après avoir suscité l’indignation parmi ses clients, la compagnie abandonnait sa politique déconcertante de hausse des prix sur les billets déjà achetés, qui avait été mise en place en réaction à l'augmentation du coût du kérosène.
Cette initiative unique sur le marché, permettant d’augmenter le prix jusqu'à 14 euros sur des billets achetés après le 16 mars, a été critiquée. En échange, les passagers bénéficiaient de la possibilité de modifier ou d'annuler leur vol sans frais, mais la mesure n’a pas tardé à froisser de nombreux voyageurs.
Les critiques ont également été soutenues par des institutions comme la Commission européenne, qui a désapprouvé cette approche. Malgré certaines affirmations de la compagnie sur la popularité de sa décision, de nombreux clients ont exprimé leur mécontentement.
Une réaction face à une crise sans précédent
D'après un communiqué de Volotea, la décision d'augmenter les tarifs a été justifiée par une montée soudaine des coûts des carburants due à des tensions géopolitiques. "Ce dispositif, initialement temporaire, s'inscrit dans un contexte face à des enjeux structurels qui nécessitent des réponses durables," a précisé l'entreprise.
Le directeur France de Volotea, Gilles Gosselin, a affirmé : "Nous avons agi de bonne foi et avec l'intérêt de nos clients à cœur. Notre politique de flexibilité demeurera intacte, permettant aux voyageurs de réserver en toute confiance." Les passagers peuvent donc espérer une prise en charge des hausses de coûts de carburant, tant que ces dernières resteront au-dessus de 105 dollars le baril.
Le ministre des PME, Serge Papin, avait fermement évoqué des sanctions potentielles si de telles augmentations étaient appliquées. "La DGCCRF veillera à ce que les prix restent fixes pour les clients," a-t-il rappelé lors d'une rencontre avec les compagnies aériennes.







