Ce jeudi matin, le cours du baril de pétrole a enregistré une nette baisse. Le WTI, référence nord-américaine, se trade à 75,33 dollars, tandis que le Brent de la mer du Nord, qui est une référence mondiale, est à 78,16 dollars. Cette chute est survenue après la signature d'un protocole d'accord entre les deux nations dans le but de rétablir la circulation maritime dans le détroit d'Ormuz.
Les présidents américain et iranien ont convenu d'une cessation des hostilités, d'une levée des restrictions sur les ports iraniens, ainsi que de la réouverture de cette voie maritime stratégique. Depuis fin février, ce passage par lequel transite environ 20% du pétrole mondial avait été quasiment fermé, provoquant une flambée des prix. L'accord américano-iranien a maintenant amorcé une dégringolade des prix du brut.
L'accord diminue la probabilité de tensions de dernière minute
La confirmation de la signature de cet accord a été accueillie avec soulagement par le marché. Rajeev De Mello, gérant chez Gama Asset Management, a déclaré à Bloomberg : "Cet accord réduit considérablement le risque d'un échec des négociations à la dernière minute qui aurait pu perturber davantage les marchés."
Stephen Innes, de SPI Asset Management, ajoute que la normalisation du trafic maritime en réduisant les primes de risque devrait apaiser les inquiétudes autour des fluctuations de prix du pétrole.
"Les cours ne sont pas uniquement influencés par le risque militaire, mais également par la perspective d'une baisse durable des stocks", a-t-il insisté.
Des réactions à la hausse sur les marchés asiatiques
Les marchés asiatiques ont également réagi positivement. À Tokyo, l'indice Nikkei a grimpé de 1,88%, atteignant de nouveaux sommets. À Séoul, le Kospi a franchi la barre des 9.000 points pour la première fois grâce à la bonne performance des géants technologiques.
Les experts notent que la baisse des prix du pétrole pourrait contribuer à modérer l'inflation. Un climat optimiste semble s'installer sur les marchés, renforcé par la décision récente de la Réserve fédérale américaine de maintenir un statu quo sur les taux d'intérêt, tout en avertissant qu'une future hausse pourrait être nécessaire face à la montée des prix.
Cette atmosphère de confiance contraste avec la nervosité observée sur Wall Street, où des experts interprètent les dernières déclarations de la Fed comme un signe de possible restrictions monétaires.







