Le Comité central du Parti communiste cubain a donné son feu vert mercredi 17 juin à un programme de réformes économiques qui adapte l'économie du pays vers davantage de mécanismes de marché. Ces mesures cherchent non seulement à favoriser l'investissement privé, mais aussi à attirer des fonds provenant des Cubains vivant à l'étranger tout en réduisant le poids de l'État dans l'économie.
« Le comité central du Parti approuve les nouvelles propositions de transformations économiques et sociales », a indiqué la télévision d'État. Cette décision a été prise durant une session plénière extraordinaire qui se penchait sur une série de réformes novatrices.
Ces réformes, récemment révélées par le gouvernement, visent avant tout à libéraliser l'économie. Elles doivent encore recevoir l'aval de l'Assemblée nationale, qui se réunira en session extraordinaire ce jeudi, moins d'une semaine après l'annonce par le président Miguel Díaz-Canel.
Raúl Castro, l'ex-président influent de Cuba, a exprimé son soutien à ces propositions. Même s'il n'occupe plus de fonction officielle, il reste à 95 ans un acteur clé des décisions relatives à l'avenir de l'île. Dans une lettre présentée lors de la réunion, Castro a qualifié ces réformes de « ce qui convient le mieux à la révolution à l’heure actuelle ».
Le contexte d’une pression américaine croissante
Ces initiatives interviennent dans un climat de grande pression exercée par les États-Unis, notamment sous la présidence de Donald Trump, qui a imposé un embargo pétrolier sévère sur l'île. Washington désire un changement économique, voire politique dans le pays, situé à proximité des côtes de Floride.
Manuel Marrero, le Premier ministre cubain, a souligné que ces réformes ne signifient pas un abandon de la responsabilité sociale de l'État.
Face à un blocus sévère qui a conduit l'économie cubaine à des limites critiques, les coupures de courant et les pénuries de produits essentiels, ces réformes apparaissent comme une tentative de stabiliser la situation. Le président Díaz-Canel a promis que la gamme d'activités ouvertes au secteur privé serait « la plus large possible ».
Le gouvernement cubain espère que ces changements permettront d'atténuer la crise croissante.







